- Les locaux de la police municipale de Noisiel, en Seine-et-Marne, ont été pris pour cible lundi par une trentaine de personnes, qui ont tiré des mortiers d’artifice.
- Des violences qui ont suivi des interpellations liées au trafic de drogue quelques minutes plus tôt.
- Une enquête est également ouverte sur les circonstances d’une arrestation filmée et dénoncée sur les réseaux sociaux.
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Le 20H
Les policiers ont-ils fait preuve d’une violence excessive, lundi à Noisiel (Seine-et-Marne) ? Une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux montre deux policiers nationaux, dont l’un est armé, se diriger vers un homme. L’un d’entre eux lui adresse des coups et le prend en chasse. Quelques mètres plus loin, il le plaque au sol, l’insulte et déclenche une grenade lacrymogène tout près de lui, avant de la lancer quelques mètres plus loin.
L’homme interpellé présentait un état de santé compatible avec la garde à vue. Plusieurs enquêtes ont été ouvertes, dont une pour comprendre les circonstances de cette interpellation qui, selon le procureur de la République de Meaux, interroge sur sa légitimité.
Tirs de mortiers
Quelques minutes avant cette interpellation, plusieurs vidéos que nous nous sommes procurées montrent des hommes cagoulés, une trentaine selon le procureur de la République de Meaux. Ils lancent des tirs de mortiers en direction du commissariat de la commune de Noisiel, mettent le feu aux poubelles, tentent d’entrer à l’intérieur du bâtiment. Quatre hommes ont été interpellés, dont trois mineurs âgés de 15 ans.
Dans ce même quartier de Noisiel, nous rencontrons Moussa, présent au moment des faits : « Ils ont commencé à plaquer, nous mettre des coups au sol, nous mettre des coups, des coups, après nous ont ramenés en garde à vue. »
Il dénonce l’interpellation d’un homme : « Les policiers sont arrivés, ils l’ont frappé, ils l’ont traîné, il n’avait rien à voir, il n’était même pas là pendant les émeutes et ils le savent très bien. »
Selon le procureur, l’attaque du commissariat fait suite à plusieurs interpellations liées au trafic de stupéfiants sur une place située au centre de la commune. « Ces événements arrivent aujourd’hui parce qu’ils sont liés à un trafic de stupéfiants qui pourrit la vie des habitants au quotidien, et ce depuis déjà plusieurs années. Ce qui gêne les trafiquants, c’est tout simplement le fait que la police municipale et la police nationale fassent leur travail »,
réagit le maire, Mathieu Viskovic (PS).









