- Depuis au moins quinze jours, un jeune garçon de 9 ans a vécu l’enfer dans la maison de famille à Mérindol, une commune paisible du Vaucluse.
- L’enfant, victime de maltraitances, mangeait et dormait à même le sol dans un tout petit cagibi.
- Sandrine, la voisine qui a fini par donner l’alerte, se confie à TF1 sur cette sordide affaire.
« Il vivait dans cette maison-là. Avec ses frères, sa maman et son beau-père. »
C’est Sandrine, une voisine, qui a donné l’alerte à Mérindol, une commune de 2.300 âmes dans le Vaucluse. Depuis plusieurs semaines, elle s’inquiétait de l’état de santé d’un garçon de 9 ans. Lorsque les gendarmes interviennent vendredi dernier, elle apprend avec stupeur que l’enfant a vécu un calvaire familial.
« On découvre qu’il est enfermé dans un cagibi, complètement noir »
, témoigne-t-elle dans le reportage en tête de cet article. « Il vit dans ce cagibi, il sort juste quand il va à l’école. On découvre qu’il dort par terre, il mange par terre, il n’a pas le droit de s’asseoir à table avec ses frères. On est bouleversés parce qu’on ne s’attend pas à ça. »
Pendant au moins quinze jours, il a vécu l’enfer. Enfermé dans un cagibi d’un peu plus d’un mètre carré. Il vivait à l’intérieur, malgré des étagères très encombrées.
Je ne l’ai jamais vu, je ne connaissais même pas l’existence de cet enfant
Je ne l’ai jamais vu, je ne connaissais même pas l’existence de cet enfant
Une voisine du petit garçon de 9 ans
« En presque un an que ce sont mes voisins, je ne l’ai jamais vu. Pourtant on va travailler, on se lève le matin. On aurait pu le croiser, marcher à l’école… Je ne l’ai jamais vu, je ne connaissais même pas l’existence de cet enfant. »
Le beau-père de l’enfant, présumé innocent, a été placé en détention provisoire. Une information judiciaire pour violences et privation de soins et d’alimentation a été ouverte par le parquet d’Avignon. « Ils ont sauvé ce petit garçon d’une situation vraiment dramatique et désolante. Nous espérons qu’il va s’en sortir »
, réagit à notre micro Achraf Belhadj Ali, élu d’opposition à Mérindol.
L’enfant a été confié à une personne de confiance le temps de l’enquête. Par solidarité, une collecte de vêtements a été lancée par les habitants sur les réseaux sociaux.

