Deux drones abattus à Erbil, dans le Kurdistan irakien
Deux drones ont été abattus, tard mercredi, près d’un palais des congrès dans un quartier prisé d’Erbil, capitale du Kurdistan autonome d’Irak, « sans faire de victimes », a fait savoir une source de sécurité locale à l’Agence France-Presse (AFP).
Un des drones a heurté la façade du palais des congrès Saad Abdallah – qui accueille commémorations et réunions importantes des décideurs et autorités du Kurdistan –, provoquant des dégâts matériels et des bris de verre, d’après une source de la défense civile interrogée par l’AFP. Ce palais des congrès, dans un quartier huppé d’Erbil, se trouve directement en face de la tour d’un grand hôtel de luxe.
Les projectiles, d’après la source de sécurité s’exprimant sous couvert d’anonymat, ont été neutralisés par la défense antiaérienne de la coalition internationale antidjihadistes emmenée par Washington, et dont les conseillers militaires sont stationnés à Erbil sur une base à l’aéroport.
Ailleurs à Erbil, de fortes explosions ont d’ailleurs retenti près de l’aéroport où la défense antiaérienne ciblait des drones, a rapporté un correspondant de l’AFP. Et dans le secteur de Harir, au nord-est d’Erbil, deux drones ont été abattus, a rapporté un responsable local à l’AFP. Le secteur abrite une base militaire déjà prise pour cible par Téhéran – qui a dit viser un QG des troupes américaines.
Quotidiennement depuis le début de la guerre, la région du Kurdistan autonome et sa capitale Erbil ont essuyé des attaques imputées à des factions pro-iraniennes, pour la plupart neutralisées par la défense antiaérienne. Les autorités locales ont recensé plus de 200 attaques à ce jour. En représailles, des frappes aériennes imputées à l’aviation américaine visent des positions de ces groupes armés en Irak.
L’attaque de mercredi soir intervient quelques heures seulement après un nouvel avertissement de l’ambassade américaine à Bagdad, mettant en garde contre de possibles attaques planifiées par l’Iran ou ses alliés contre « des infrastructures pétrolières et énergétiques appartenant aux Etats-Unis en Irak ». L’ambassade indiquait que les « milices terroristes » alliées à Téhéran « ont aussi visé des hôtels fréquentés par des Américains en Irak et au Kurdistan ».









