- Plusieurs start-up misent désormais sur l’intelligence artificielle pour simplifier la déclaration de revenus des particuliers.
- Anicet Mbida a testé ces nouveaux outils.
- Le journaliste partage son retour d’expérience sur leur fiabilité réelle, dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ».
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Bonjour ! La Matinale TF1
La campagne de déclaration des impôts bat son plein. Pour vous aider à la remplir sans rien oublier, des entreprises misent sur l’intelligence artificielle. Anicet Mbida a testé ces solutions et présente ses conclusions dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ». « Ça ne donne pas un résultat très probant, et ça, c’est vraiment dommage pour les retardataires comme moi »
, déplore le journaliste numérique et innovation.
Lorsque l’on est salarié, la déclaration est déjà préremplie. Toutefois, « dès qu’on sort un petit peu des clous, dès qu’on est propriétaire, qu’on doit cumuler les intérêts d’emprunt sur plusieurs années, ça devient tout de suite un enfer, donc c’est quand même une bonne idée de se faire aider par une intelligence artificielle »
, pose-t-il.
Comment fonctionnent les logiciels dopés à l’IA ?
Anicet Mbida présente une première solution. « D’abord, quand je suis arrivé sur le premier service, il y a une bonne surprise. Quand vous utilisez ce service, vous bénéficiez d’un délai prolongé jusqu’au 4 juin pour déposer votre déclaration, quelle que soit votre zone géographique, quel que soit votre département. Donc c’est une super nouvelle de savoir que si on utilise un service en ligne, on a plus de temps pour faire sa déclaration »
, présente le chroniqueur.
Concrètement, l’intelligence artificielle pose les questions traditionnelles : « Quelle était votre situation familiale ? Est-ce que vous étiez marié ou pas marié ? Vous avez des enfants à charge ? Combien y en a-t-il ? Est-ce qu’il y en a au collège ? Est-ce qu’il y en a au lycée ? Fiscalité, est-ce que vous avez fait des dons ? Est-ce que vous avez des frais de garde d’enfants ? Est-ce que vous avez des dispositifs fiscaux ? »
L’IA ne travaille pas seule…
En revanche, « là où ça se complique, c’est quand on arrive sur la page où il faut payer »
, indique Anicet Mbida. Le prix est de 179 euros. Le problème : un message s’affiche : « Réservation complète pour aujourd’hui. Nous avons atteint notre capacité maximale pour cette période d’accompagnement fiscal. Nous reprendrons l’ouverture de nos nouveaux dossiers à partir du 10 juin. »
En effet, « ce n’est pas une intelligence artificielle qui remplit la déclaration. Ce sont des êtres humains. Et les êtres humains, ils utilisent un peu des outils d’intelligence artificielle pour accélérer leur travail »
. Mais ils ne peuvent pas prendre une infinité de dossiers sous peine de ne pas pouvoir les terminer dans les temps. « En ce moment, tout le monde est en train de déclarer. Donc ils sont complètement débordés. Ils ne peuvent plus prendre de dossiers. Le problème, c’est qu’on nous prévient après avoir donné toutes nos informations »
, conclut le chroniqueur.
Anicet Mbida a testé deux autres solutions qui fonctionnent seulement avec l’IA. Là, le problème est autre : on perd du temps car les plateformes ne répondent tout simplement pas à notre demande…

