- Le gouvernement a pérennisé dans un décret, paru jeudi 28 mai, au Journal officiel, une mesure expérimentale.
- Cette dernière autorisait depuis 2022 le cumul d’un emploi public avec l’activité de transporteur scolaire.
Pallier les « difficultés de recrutement de conducteurs ».
C’est l’objectif d’une mesure expérimentale pérennisée par le gouvernement dans un décret (nouvelle fenêtre), paru jeudi 28 mai, au Journal officiel. Celle-ci autorisait depuis 2022 le cumul d’un emploi public avec l’activité de transporteur scolaire.
« Sous réserve de l’autorisation préalable de leur employeur »,
les fonctionnaires pourront donc « cumuler leur emploi public avec l’activité accessoire lucrative de conduite d’un véhicule affecté aux services de transport scolaire ou de transports à la demande organisés en direction des élèves et étudiants en situation de handicap »,
détaille le décret gouvernemental.
Une quinzaine de fonctionnaires concernés à ce stade
Depuis la mise en œuvre de l’expérimentation, peu de fonctionnaires ont cependant décidé de devenir chauffeur de bus, a concédé le cabinet du ministre de la Fonction publique, David Amiel, vendredi à l’AFP.
Seulement une quinzaine de fonctionnaires sont concernés à ce stade, selon le cabinet ministériel. La grande majorité de ces cas sont concentrés dans la région Hauts-de-France, dont le président Xavier Bertrand « a souhaité que le dispositif soit pérennisé »
. Les fonctionnaires ayant choisi de cumuler leur emploi avec l’activité de chauffeur de bus scolaire sont le plus souvent « des personnels techniques des lycées »,
a précisé le cabinet de David Amiel.
« Je finis ma tournée vers 9h. Après, de 9h à 11h30, j’ai mon temps libre, donc je fais ce que je veux et après, je passe en restauration scolaire jusqu’à 13h30. Je reprends le service car à 16h, donc ça me laisse aussi du temps »,
illustrait début 2023, Nelly, agente territoriale, qui avait pris part à l’expérimentation en Loire-Atlantique en assurant tous les jours le transport des écoliers. « Ça se passe vraiment très bien, j’adore ce que je fais »,
expliquait-elle dans un reportage de TF1 à retrouver en tête de l’article.

