Le ministre de l’industrie l’a reconnu d’emblée : « J’aurais préféré venir au lendemain d’une décision tout autre. » Sébastien Martin avait été convié de longue date à un échange avec la secrétaire générale du syndicat, Sophie Binet, jeudi 26 mars, aux Assises CGT du made in France à Pont-de-Claix (Isère).
Le Pont-de-Claix abrite justement la vaste plateforme industrielle où se situait l’usine chimique Vencorex jusqu’en avril 2025, date à laquelle le tribunal des affaires économiques de Lyon a validé la reprise d’une petite partie de ses activités (54 salariés sur 450) par son concurrent chinois Wanhua, mais rejeté le projet, plus ambitieux, de société coopérative d’intérêt collectif porté par des salariés.
Depuis, une nouvelle offre baptisée « Exalia » avait été mise sur pied, portée par un entrepreneur, Olivier Six, et par l’ancienne déléguée CGT de l’usine, Séverine Dejoux, pour produire de l’acide chlorhydrique, de la soude et du chlore liquide de façon décarbonée. Or, mercredi 25 mars, ce projet doté de 80 millions d’euros de financement a également été rejeté par le tribunal, qui a préféré acter la cession à un ferrailleur. « Une honte de A à Z sur laquelle toute la lumière doit être faite », a dénoncé Sophie Binet, jeudi, demandant « la mise en place immédiate d’une commission d’enquête sur le scandale Vencorex ».
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