La légende Capa n’en finit pas de se réécrire. Sept décennies après sa mort, la courte carrière de Robert Capa (1913-1954) demeure une mine d’or pour les historiens de la photographie. Après la redécouverte des négatifs perdus de la « valise mexicaine », après la révélation d’une probable mise en scène de sa célèbre photographie du républicain espagnol « tombé » sous ses yeux, le Musée de la Libération de Paris ajoute un nouvel épisode : il dévoile des archives filmées qui le montrent en pleine action.
Ce scoop conclut une exposition riche d’une soixantaine de tirages d’époque, et de nombreux magazines illustrés, de Vu à Life. Solide évocation du destin rocambolesque de celui qui cofonda l’agence Magnum après-guerre et mourut en 1954 lors d’un reportage sur la guerre d’Indochine. On y découvre les premiers pas à Paris, au début des années 1930, de l’exilé hongrois Endre Ernö Friedmann, en héros du photo-roman Le Tueur au boomerang. On le retrouve, sous son pseudonyme de Robert Capa, aux côtés de la photographe Gerda Taro (1910-1937), sur le front de la guerre civile espagnole ; puis au premier plan du débarquement de juin 1944. Il fait escale à Hollywood, aussi, amoureux d’Ingrid Bergman (1915-1982) et photographe de plateau.
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