Des vœux de rationalisation. Dans des lettres adressées à chacun de ses ministres, Sébastien Lecornu leur donne « instruction » de « rendre » l’organisation administrative « plus simple » et « donc plus efficace ». « L’action publique doit être lisible par nos concitoyens comme par l’ensemble des agents qui rendent le service public », y souligne le premier ministre en reprenant le leitmotiv qu’il affiche depuis son arrivée à Matignon. Celui de l’identification d’un « seul responsable » par politique publique : « soit un ministre, soit un préfet, soit un élu ».
Ce principe de « clarté » doit s’appliquer « en premier lieu » à l’Etat, à ses services ainsi qu’à ses agences, poursuit-il. L’occasion pour le chef du gouvernement de réaffirmer sa volonté de s’attaquer au millefeuille administratif et à la répartition des compétences entre l’Etat et les collectivités. Un vieux serpent de mer auquel beaucoup de gouvernements se sont frottés sans forcément de résultats concrets.
Sébastien Lecornu le promet toutefois : l’heure est maintenant à la « rupture ». Dans le sillage du grand débat post- « gilets jaunes », « on aurait dû renverser la table en disant que le moment était venu de repenser l’organisation de l’Etat », avait-il regretté en septembre 2025 après sa première nomination comme premier ministre. Face à la « dilution des responsabilités » et aux « surcoûts », le « moment est venu de faire » cette réforme, ajoutait-il. Message adressé aux ministres à qui il est désormais demandé de faire le ménage.
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