• Ces dernières années, la méthode du go fast utilisée pour faire transiter la drogue sur nos autoroutes a évolué.
  • Désormais, les trafiquants misent sur la discrétion en roulant moins vite et en utilisant des véhicules ordinaires.
  • Mais, pour protéger la drogue, ils n’hésitent pas à employer des méthodes surprenantes.

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Le 13H

Les go fast mettent la pédale douce. Ces dernières années, les enquêteurs antistupéfiants ont vu évoluer cette méthode utilisée par les trafiquants pour faire transiter la drogue sur nos autoroutes. Désormais, ces derniers jouent la carte de la discrétion en respectant les limitations de vitesse et en utilisant des voitures grand public. 

« Historiquement, on avait des véhicules très puissants, de très grosses cylindrées qui roulaient à très vive allure sur le réseau autoroutier. Aujourd’hui, les organisations préfèrent des véhicules qui n’attirent pas l’attention », explique le commissaire divisionnaire Jean-Daniel Dorent, chef de l’office anti-stupéfiants (OFAST) de Lyon. 

Une organisation méthodique

Mais, pour protéger la drogue coûte que coûte, les trafiquants n’hésitent pas à employer des méthodes surprenantes, comme les étoiles métalliques lancées sur la route en pleine poursuite pour crever les pneus des voitures de police. 

Ils sont aussi très bien organisés : à l’avant, une première voiture, l’ouvreuse, est chargée d’alerter les complices en cas de présence policière. Derrière, à plusieurs kilomètres, on retrouve la porteuse, celle qui transporte la drogue parfois dans des caches aménagées. Et en fin de convoi, une troisième voiture, la suiveuse, se tient prête à bloquer une filature policière ou une tentative de vol par d’autres trafiquants. 

Des profils étonnants

Ces go fast arrivent depuis l’Espagne ou les Pays-Bas et la Belgique afin que la drogue inonde ensuite le marché français. Et sur l’autoroute, ils ont moins d’occasions d’être arrêtés qu’en ville ou sur des axes secondaires. À Lyon, les enquêteurs de l’office antistupéfiants interceptent chaque année une trentaine de go fast. Mais le type de convoyeur s’est diversifié. 

« Le profil des délinquants a aussi évolué. On a des gens assez jeunes, mais aussi des personnes plus âgées, toujours dans un souci de discrétion », poursuit le commissaire divisionnaire Jean-Daniel Dorent. Deux anciens trafiquants de 56 et 60 ans roulant dans un SUV familial ont été arrêtés en décembre sur l’autoroute A7 avec près de 200 kilos de cannabis. Ils ont été  condamnés en comparution immédiate à quatre et cinq ans de prison.

La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Guillaume BIET, Quentin TRIGODET

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