- Un homme a été tué et quatre autres blessés dans le quartier du Mistral mardi soir.
- Les victimes se trouvaient devant un local de foot quand elles ont été prises pour cibles.
- Le parquet de Grenoble a ouvert une enquête.
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La France en proie au narcotrafic
Nouveau règlement de compte dans la commune de l’Isère. Mardi 26 mai, dans le courant de la soirée, un homme a été tué et quatre autres ont été blessés en pleine rue par des tirs d’armes à feu.
Ces cinq individus étaient réunis avec d’autres personnes devant le local du club de football du quartier Mistral, selon le Dauphiné Libéré
(nouvelle fenêtre), quand le groupe a été pris pour cible vers 21H30 par un ou des tireurs à bord d’un véhicule.
Les coups de feu tirés près d’un point de deal
Un premier bilan donné dans la soirée de mardi faisait état de trois blessés et un mort, mais une quatrième personne, atteinte par au moins un tir, s’est présentée d’elle-même dans la soirée aux urgences. Un des blessés avait par ailleurs, au moment de son admission à l’hôpital, un pronostic vital engagé.
Selon plusieurs sources, les tirs ont eu lieu près d’un point de deal de drogue de ce quartier, et le ou les tireurs ont pris la fuite à bord de leur voiture. L’identité du tué et des blessés n’avait pas encore pu être établie mardi en fin de soirée.
« Se filmer pour impressionner »
Selon le procureur de Grenoble, Étienne Manteaux, l’année 2025 a été marquée « par la prégnance du narcotrafic et par les règlements de compte entre groupes rivaux »
, avait-il déclaré en janvier à l’audience solennelle de la rentrée judiciaire. Il avait relevé également « l’utilisation sur la voie publique d’armes de poing ou d’armes de guerre pour tuer, avec une récurrence inquiétante ».
Ce mercredi après-midi, à l’occasion d’une conférence de presse, le magistrat a rappelé que dix hommes ont été tués sur la voie publique en six mois à Grenoble et dans sa banlieue dans le cadre de « guerres de territoires exacerbées »
entre trafiquants de drogues.
Si Grenoble a déjà vécu des violences liées au narcotrafic, « un palier a été franchi puisque les individus ne tirent plus aujourd’hui pour impressionner mais tirent pour tuer »,
a constaté le magistrat. Étienne Manteau a également dénoncé une nouvelle pratique des auteurs d’homicides qui consiste à « se filmer pour impressionner »
.

