- Le prodige de 17 ans s’est qualifié ce jeudi pour le troisième tour de Roland-Garros devant un stade survolté, après près de cinq heures de confrontation.
- Le dernier joueur à réaliser cet exploit à cet âge n’était autre que le champion espagnol Rafael Nadal.
- « C’est quelqu’un qui n’a pas peur du combat », salue son ancien entraîneur, qui s’est confié au 20H de TF1.
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Le 20H
« Merci Moïse ! »
Les tribunes de Roland-Garros ont vibré ce jeudi 28 mai, après un match d’anthologie de près de cinq heures, qui a vu le jeune espoir français Moïse Kouamé l’emporter (nouvelle fenêtre) face au Paraguayen Adolfo Daniel Vallejo. « Les gars, j’ai juste un mot à dire : merci ! Elle vous revient cette victoire »
, a lâché le jeune homme de 17 ans, juste après avoir décroché son ticket pour le troisième tour du prestigieux tournoi sur terre battue, porte d’Auteuil. « Sans vous, je n’aurais jamais gagné ce match, jamais. »
L’adolescent est devenu le plus jeune joueur à passer cette étape dans un Grand Chelem, depuis un certain Rafaël Nadal (nouvelle fenêtre), l’un des meilleurs tennismen au monde, à Wimbledon en 2003. Il marche aussi dans les pas du Français Thierry Tulasne, qui avait accédé au troisième tour de l’US Open en 1980, à l’âge de 17 ans également.
« On t’aime, je te le dis » : les spectateurs déjà conquis
Pour le premier match en 5 sets de sa carrière, le 318e mondial est allé au bout de l’épuisement sous un soleil de plomb, en plein épisode caniculaire (nouvelle fenêtre). Sur le court Suzanne-Lenglen, il a réussi peu à peu à renverser la vapeur face à un adversaire qui avait pris l’ascendant au début du match. Un suspense qui a tenu les quelque 10.000 spectateurs en haleine. « On a eu peur jusqu’au bout, mais il n’a rien lâché »
, relate l’une d’entre eux dans le reportage du 20H de TF1 en tête d’article.
Dans le public, nombreux sont ceux qui ont été particulièrement impressionnés par la performance du jeune espoir. « Franchement, il a un talent… Un futur grand »
, salue un spectateur. « Monstrueux ! Franchement Moïse, on t’aime, je te le dis »
, lâche un autre, tandis qu’un jeune homme pronostique déjà : « il va faire de grandes choses, c’est sûr et certain »
.
Né de parents d’origine ivoirienne et camerounaise, Moïse Kouamé est repéré à l’âge de cinq ans au tennis club de Sarcelles (Val-d’Oise). À l’époque, il marquait déjà les esprits par sa capacité à marquer les meilleurs points quand il était acculé, se souvient son ancien entraîneur. « Il adore gagner, il déteste perdre et c’est quelqu’un qui n’a pas peur du combat. C’est un garçon qui n’a pas peur de l’affrontement, qui n’a pas peur de l’adversaire et lui, ça le transcende »
, se souvient Erwan Rebuffé.
Un « premier pas » pour le jeune espoir
Tout au long du match, l’adolescent a pu s’appuyer sur l’énergie des spectateurs, qu’il est allé chercher sans complexe, les haranguant à plusieurs reprises. « Aujourd’hui, quand je me suis retrouvé à 5-3 break dans le cinquième, je n’ai jamais cessé d’y croire. Mais ça, c’est encore une fois grâce à vous »
, a-t-il lancé dans un grand sourire face aux gradins, une fois le match enfin remporté.
Il a aussi confié avoir pensé au champion espagnol Carlos Alcaraz (nouvelle fenêtre), de cinq ans son aîné, qui avait appelé l’an passé à ne jamais abandonner, après avoir gagné Roland-Garros (nouvelle fenêtre) au terme d’une finale très éprouvante. « Il faut toujours croire en soi. Même si tu es à un point de perdre, même si tu es à un point de gagner, c’est très important d’avoir toujours confiance en soi et de ne jamais baisser les bras »
, a insisté Moïse Kouamé en conférence de presse.
Désormais, le jeune prodige se retrouvera samedi face au Chilien Alejandro Tabilo (36e), un spécialiste de la terre battue. Mais il se montre d’ores et déjà combattif. « Comme on dit, les plus grands voyages commencent par un premier pas. Là, c’est mon premier pas et j’espère qu’il y en aura d’autres des comme ça »
, a-t-il glissé.








