- Le renard est un animal sauvage.
- Il est aussi considéré comme une espèce nuisible dans plusieurs départements.
- Alain Moussu, président de l’association Vétérinaires pour la biodiversité, répond à TF1info.
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« Si tu veux un ami, apprivoise-moi »,
demande le renard dans Le Petit Prince
. La réalité n’étant pas un conte pour enfants : vouloir domestiquer un renard dans la vraie vie est une très mauvaise idée. Le renard est un animal sauvage qui n’a pas vocation à être apprivoisé et il est interdit en France de capturer, d’adopter ou d’enfermer un animal sauvage. « On ne peut pas garder un renard à domicile, c’est un animal exigeant qui n’est pas discipliné, qui n’est pas domesticable »
, rappelle Alain Moussu, président de l’association Vétérinaires pour la biodiversité, interrogé par TF1info.
Le renard s’approche des habitations s’il trouve de la nourriture disponible, si des croquettes ont été laissées dehors par exemple ou s’il sent la présence de rongeurs. Si un renard vient fréquemment dans votre jardin, il conseille de rester immobile et de ne pas aller vers lui. « Il faut être neutre et juste profiter de cette opportunité pour observer un très bel animal
« , assure le vétérinaire qui insiste sur le fait de ne pas l’attirer ou de le nourrir, car le renard peut perdre le sens de la sécurité. Or, « un renard en sécurité, c’est un renard qui se tient loin des humains. Un renard qui ne craint plus les humains est un renard mort
« , affirme Alain Moussu. Rassurez-vous, il trouvera toujours de meilleurs aliments dans la nature.
Que faire lorsque l’animal est blessé ? Le vétérinaire indique qu’il ne faut pas essayer de lui venir en aide. S’il est autonome, l’animal va fuir. En revanche, s’il est pris dans un piège ou dans l’incapacité de se déplacer, appelez « l’Office français de la biodiversité, qui est le seul autorisé à intervenir
« , indique le président de Vétérinaires pour la biodiversité.
400.000 renards tués chaque année en France
En France, près de 89 départements considèrent le renard comme nuisible. La raison ? Il mange des poules, mais aussi parce qu’il transmet certaines maladies, notamment l’échinococcose. Le renard s’attaque aussi au gibier d’élevage et devient la cible des chasseurs. « Il y a toute une activité de destruction des renards qui utilise notamment le tir, mais aussi le piégeage
« , alerte-t-il. « Tout cela est une réglementation sur laquelle nous sommes extrêmement critiques
« , conclut-il.
Par ailleurs, il est classé Esod (espèces susceptibles d’occasionner des dégâts). « Aujourd’hui, quand un vétérinaire ou un centre de soins recueille une espèce Esod, il n’a pas le droit de la relâcher à cause de ce classement. Un renard qui a été recueilli est euthanasié »,
explique Alain Moussu qui milite pour que le renard soit retiré de cette liste.
Jusqu’au 30 juillet, l’association Vétérinaires pour la biodiversité demande aux citoyens de se mobiliser en répondant à la consultation publique (nouvelle fenêtre) lancée par le ministère de la Transition écologique pour déterminer si le renard demeure une espèce nuisible durant les trois prochaines années. « On tue chaque année 400.000 renards par an en France pour rien, dans des souffrances qui ne sont pas acceptables
« .









