• Les essaims d’abeilles se multiplient en ville sur des bâtiments, des feux tricolores et même sur des vélos.
  • À Nancy, un apiculteur vient d’en enlever un sur la place Stanislas.
  • Une équipe de TF1 vous explique pourquoi ce phénomène s’amplifie et apparaît de plus en plus tôt dans les grandes villes.

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Le 13H

Un essaim d’abeilles sur une selle de vélo, juste à côté du Louvre en plein Paris, ou encore sur la célèbre place Stanislas, au cœur de Nancy (Meurthe-et-Moselle). Des situations qui ont de quoi étonner ces citadins interrogés dans le reportage du 13H de TF1 ci-dessus. « C’est impressionnant, surtout ici en ville. Elles se sont bien installées apparemment », répond une première femme. « C’est un truc de fou en pleine ville. Je n’aurais pas dit que ça puisse arriver là », ajoute une autre, tout aussi surprise.  

Face à cette situation exceptionnelle, les pompiers ont appelé un apiculteur afin de capturer les plus de 30.000 abeilles. « Il a attrapé tout, avec la reine et tout le monde. C’est parfait, c’est magnifique », se réjouit ce Nancéen.

L’apiculteur Guy Steininger présente les outils utilisés pour retirer l’essaim d’abeilles de la place Stanislas à Nancy. – Capture TF1

Pour attraper l’essaim, Guy Steininger s’est servi d’outils particuliers, comme il l’explique à notre équipe sur place. « On utilise un masque comme protection pour le visage, un enfumoir pour envoyer la fumée qui calme les abeilles, et surtout le panier à essaim pour mettre les abeilles dedans, à la main avec un gant ou avec une balayette. Le but est d’en prendre un maximum pour avoir la reine », expose devant notre caméra l’apiculteur des Ruchers de Lorraine.

Pourquoi voit-on de plus en plus d’essaims en ville ?

Au printemps, certaines ruches trop pleines se divisent pour former de nouvelles colonies. Et avec le réchauffement climatique, ces mouvements ont lieu de plus en plus tôt. « Avant, on voyait les premiers essaims début mai en Lorraine. Et maintenant, c’est vraiment début avril », remarque Guy Steininger. Et comme il y a de plus en plus de ruches urbaines, les essaims en ville sont logiquement plus nombreux.

Alors, qui appeler si cela vous arrive ? Le premier réflexe est souvent de faire venir les pompiers, mais cela peut encombrer les secours déjà très occupés. « Quand un essaim est touché par une débroussailleuse, on peut effectivement appeler les sapeurs-pompiers parce que c’est une situation d’urgence. Pour tous les autres cas, l’intervention des sapeurs-pompiers n’est vraiment pas nécessaire », indique le lieutenant-colonel Lionel Robert, officier de communication du Service départemental d’incendie et de secours de Meurthe-et-Moselle (SDIS 54). 

Appelez plutôt votre mairie ou recherchez sur Internet l’apiculteur le plus proche de chez vous. Ces interventions sont totalement gratuites.

Victor GAUTIER | Reportage TF1 : Samuel CARDON, Vincent RUCKLY

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