- Des propriétaires forestiers font face à une multiplication des dégâts causés par les cerfs, biches, chevreuils et sangliers sur leurs parcelles.
- Entre protections coûteuses et recours à la chasse, la cohabitation avec ces animaux devient de plus en plus difficile.
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Le 20H
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Un cerf qui se régale de jeunes feuilles, un jeune mâle qui parvient à retirer la protection en plastique d’un arbre récemment planté : chevreuils, cerfs, biches ou encore sangliers… Ces scènes illustrent les difficultés croissantes de cohabitation entre l’homme et la faune sauvage en forêt : « Une fois que le cervidé aura fait tout le tour, l’arbre mourra »
, explique Vincent Desbois, propriétaire d’une forêt dans le reportage de TF1 à retrouver ci-dessus. Ces animaux causent des dégâts de plus en plus importants aux arbres, notamment aux plus jeunes plants.
Le propriétaire de plusieurs parcelles forestières représentant 60 hectares au total près de Senlis, interrogé dans le sujet, lutte depuis de longues années contre la surpopulation des animaux. Les cervidés s’attaquent aux arbres à différentes hauteurs selon les espèces : le cerf mord plus haut, la biche à hauteur intermédiaire et le chevreuil plus bas. Les acacias constituent une cible privilégiée, un véritable « bonbon pour les cervidés »
selon le propriétaire.
Des protections coûteuses et pas toujours efficaces
Face à cette menace, les propriétaires forestiers multiplient les moyens de protection. Certains érigent des barrières, d’autres utilisent de la graisse de mouton comme répulsif efficace. Les tubes en plastique, vendus 5 euros l’unité, constituent une autre solution, mais leur efficacité reste limitée. Le choix se porte généralement sur des protections d’1,20 m de hauteur, car « les modèles d’1m80 impactent la croissance de l’arbre et représentent un coût financier important »
, précise dans le reportage Marie Pillon, déléguée générale de Fransylva. Malgré ces précautions, la pression des grands cervidés est telle que les pousses se font quand même manger.
L’enjeu financier est considérable : une plantation d’arbres coûte en moyenne entre 5 000 et 10 000 euros à l’hectare. Les propriétaires cherchent donc à limiter les dégâts, d’autant que le bois possède une valeur marchande, vendu pour du mobilier ou du chauffage.
En plus des protections physiques, les ingénieurs préconisent… la chasse
Dans une forêt près de Rennes (Ille-et-Vilaine), des ingénieurs forestiers effectuent l’inventaire des dégâts. Comme on peut le voir dans le reportage, ils constatent notamment des arbres frottés par les mâles, dont l’axe principal a été cassé. À certaines périodes de l’année, notamment au printemps, les mâles portant des bois sur la tête marquent leur territoire en frottant contre les troncs pour indiquer aux autres que c’est chez eux.
Aujourd’hui, on considère que 15% des arbres d’une forêt meurent naturellement. Au-delà de ce seuil, il y a surmortalité et il faut agir. Les associations de protection animale pointent du doigt le dérèglement climatique, notamment les hivers beaucoup plus doux qu’avant, avec moins de neige et moins de gel, entraînant une diminution de la mortalité naturelle des animaux.









