- Le gendarme blessé par un cocktail Molotov à la fin de la manifestation parisienne témoigne sur LCI.
- Il dit à notre micro aller « bien » et mesurer la « catastrophe qui a certainement été évitée ce soir ».
- Au total, la préfecture de police de Paris a fait état de trois membres des forces de l’ordre blessés de façon similaire.
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Lycées, facs, gilets jaunes… Une France entre colère sociale et violences urbaines
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Les images, spectaculaires, ont fait le tour des médias et des réseaux sociaux ce samedi 31 octobre : un engin explosif éclate aux pieds d’un gendarme, dont l’équipement de protection s’enflamme au niveau des jambes, à la fin de la manifestation parisienne (nouvelle fenêtre), porte de Charenton. Quelques heures plus tard, le militaire, qui dit aller « bien »
, a accepté de revenir sur ces instants pour LCI.
Selon son récit, l’unité était déployée en fin de cortège, sur plusieurs axes, pour orienter les manifestants vers les stations de métro ouvertes (nouvelle fenêtre) et fluidifier leur départ. Avant de voir son équipe être « prise très violemment à partie par de très nombreux adversaires, de manière spontanée, sans chaîne de progressivité dans la violence »
, explique-t-il. Et d’insister : « On a pris directement une intensité inouïe, sans monter crescendo, sur un compartiment du terrain et de la ville sur lequel on ne s’attendait pas nécessairement à avoir une hostilité, du fait que la fin de manifestation se déroulait bien. »
Au total, son unité compte « un peu plus d’une dizaine »
de blessés, « du trauma sonore »
lié « à des explosifs »
, à « l’engin incendiaire »
, en passant par « de la traumatologie diverse et variée, qu’elle soit faciale, qu’elle soit au niveau des arcades avec des sutures, ou encore au niveau des membres inférieurs ou supérieurs »
. S’il dit en revanche ne pas avoir craint pour sa vie, il assure a posteriori mesurer « l’intensité inouïe »
de l’attaque, et imaginer « la catastrophe qui a certainement été évitée ce soir »
.
Une « tentative de meurtre » pour Laurent Nuñez
Plus tôt dans la soirée, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait évoqué un « gendarme mobile qui commençait à s’enflammer et qui heureusement a été pris en compte par ses camarades »
. Un acte qu’il qualifie de « tentative de meurtre »
, assurant « tout mettre en place pour retrouver les auteurs »
. Au total, la préfecture de police de Paris a fait état de cinq membres des forces de l’ordre blessés (quatre policiers et un gendarme), dont trois par des jets de cocktail Molotov ce samedi.
Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre : « Celui qui a fait ça doit en répondre »
, a réagi le patron des Républicains et candidat à l’élection présidentielle, Bruno Retailleau, tandis que Marine Le Pen a demandé que les auteurs de ces attaques soient « retrouvés et condamnés avec la plus grande sévérité »
.