- Quinze jours après la fin des travaux de rénovation du « Reflecting Pool » à Washington, le célèbre bassin américain est entièrement recouvert d’algues vertes.
- Les travaux, qui ont coûté 14 millions de dollars aux contribuables, avaient été confiés au pisciniste personnel de Donald Trump.
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Il y a quelques semaines, Donald Trump présentait sur son réseau social sa vision pour la rénovation du Reflecting Pool
, le plus célèbre bassin des États-Unis long. Le président américain promettait un ouvrage qui n’aurait pas besoin d’être rénové avant cinquante ou cent ans, peint dans la teinte bleue du drapeau américain, en remplacement de l’ancien gris.
Seulement quinze jours après la fin des travaux, le plan d’eau est entièrement vert. Une invasion fulgurante d’algues est venue ruiner des semaines de travail. Ces derniers jours, le personnel du Service des parcs nationaux a versé du peroxyde d’hydrogène dans l’eau pour tenter d’éliminer les algues, note la BBC (nouvelle fenêtre). À certains endroits du bassin, l’invasion d’algues est telle que la couche de peinture bleue a commencé à se décoller.
Trump évoque un sabotage sans preuves
Le président américain a réagi sur son réseau social en évoquant, sans fournir de preuves, des actes de sabotage. Les forces de l’ordre enquêtent activement sur le dossier. Le service de police des parcs nationaux a indiqué que 5 personnes avaient été interpellées pour « vandalisme » et que des contraventions avaient été dressées à 5 autres.
Ce naufrage en eau trouble a déjà coûté 14 millions de dollars aux contribuables américains. L’entreprise chargée de la rénovation n’avait aucune expérience en matière de monuments historiques. Il s’agissait du pisciniste personnel de Donald Trump, que ce dernier a qualifié de « formidable »
, précisant qu’il avait réalisé la piscine de son club de golf il y a vingt ans. Pour le système de purification de l’eau, c’est un généreux donateur républicain, John J. Cafaro, qui a décroché le contrat sans appel d’offre. Cet homme a déjà été condamné pour corruption par le passé et dirige une entreprise dont le nom de s’invente pas : « Green Water », littéralement « eau verte ».
Ce bassin, construit dans les années 1920 et s’étendant sur 619 m entre le Lincoln Memorial et le Washington Monument, est depuis longtemps en proie à des fuites, à une détérioration structurelle, à des tuyaux défectueux, à la prolifération d’algues et aux déjections d’oiseaux, rappelle la BBC.









