- Le trafic aérien est largement perturbé dans les pays du Golfe depuis le début de la guerre en Iran.
- De nombreux vols dont les escales devaient passer par ces pays ont été annulés.
- Au total, 4.000 Français, pour la plupart en vacances dans des pays d’Asie, sont toujours bloqués sans possibilité de retour.
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Des vacances qui se rallongent, au détriment de ces familles qui voudraient bien rentrer. Au 13ᵉ jour de la guerre au Moyen-Orient, 4.000 Français se trouvent toujours bloqués dans des pays étrangers, car la plupart se trouvaient en vacances en Asie lorsque le conflit a éclaté. Mais leurs vols retour, qui devaient transiter par des pays du Golfe, ont été annulés lorsque ces États ont été visés par le régime iranien et que certains ont en partie fermé leurs espaces aériens.
« On a été recalés sur le même vol le 9 (mars, ndlr). Le vol du 9 a été annulé, on a été redécalés sur le 18, et le 18 a été annulé au profit du 27, »
explique Ludivine, dans le reportage en tête de cet article. Coincée en Thaïlande depuis dix jours avec sa famille et des amis, elle a vu son vol d’origine annulé car il devait faire escale à Abu Dhabi. Sans aucune solution de repli pour le moment, les deux familles sont obligées de prendre leur mal en patience. « Les compagnies nous laissent tomber, donc on est dans le néant total. Il n’y a rien pour nous aider. »
Des frais qui s’accumulent
Certains Français coincés dans d’autres pays d’Asie ont tenté de trouver une solution auprès de l’ambassade sur place, sans succès. « Elle m’a dit ‘on n’est pas dans un pays en guerre, donc on ne peut rien faire’, »
rapporte Bruno, en vacances au Vietnam. Seule issue pour ces Français bloqués : acheter un billet pour un vol direct avec une compagnie différente. Mais quand ces vols ne sont pas encore complets, les tarifs flambent. Comptez entre 3.000 et 10.000 euros pour un trajet Bangkok-Paris la semaine prochaine, contre 600 euros en temps normal.
Et il n’y a pas que sur les prix des billets d’avion que la note s’alourdit : les familles coincées doivent s’accommoder d’un hébergement et de repas qu’elles n’avaient pas prévus. « On prolonge les vacances, mais ce ne sont pas des vacances. On vit dans l’angoisse de notre retour, »
déclare Marine, bloquée au Sri Lanka. Pour cette famille de sept personnes, c’est une centaine d’euros supplémentaires chaque jour de plus passé sans possibilité de rentrer.
Sans compter que les enfants ratent des jours d’école. « Il va falloir rattraper tous les cours, ça va être une charge de travail énorme. Nous, pareil, on n’a pas pu travailler pendant une semaine. Notre vol retour n’est pas encore prévu, donc on ne sait pas quand on pourra rentrer. »
D’autant que si le trafic reprend lentement dans le ciel des pays du Golfe, il reste très précaire et sans date de retour à la normale.











