Le Grand Parisien vit dans l’un des territoires les plus denses au monde. Souvent plus jeune, plus diplômé, aux origines plus diverses que les autres Français, il est davantage locataire que propriétaire, plus sujet aussi à vivre sous le seuil de pauvreté. Le Grand Parisien ? L’un des 7,15 millions d’habitants de la métropole du Grand Paris, cette entité de 130 communes dont le territoire se superpose plus ou moins à la première couronne francilienne, Paris en son centre. La métropole a eu 10 ans le 1er janvier et il est à présent possible d’en brosser un portrait très complet, comme de ceux qui la vivent au quotidien : l’Atelier parisien d’urbanisme, l’APUR, vient d’en publier le premier atlas, en janvier (Atlas de la Métropole du Grand Paris, APUR, 320 pages, 29 euros).
L’ouvrage, riche de plus de 300 cartes, d’une foison de diagrammes, révèle « les grandes dynamiques urbaines et humaines » comme des logiques plus locales. La démographie, le logement, l’économie, les transports, les formes urbaines, l’environnement, l’alimentation (en eau, denrées, biens) sont abondamment documentés.
Cet atlas raconte aussi que 1 million de travailleurs essentiels (31 % des actifs occupés) habitent la métropole, que 82 % des habitants vivent à moins de cinq minutes à pied d’un commerce alimentaire du quotidien, qu’il existe 206 cinémas (13 de plus qu’il y a dix ans), que les densités de médecins sont globalement faibles, que le chihuahua est la race de chiens la plus représentée.
Il vous reste 30.06% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.










