Les acteurs du commerce maritime mondial, et derrière eux toutes les populations affectées par la suspension du trafic dans le détroit d’Ormuz depuis bientôt un mois, se demandent comment interpréter les dernières communications de l’Iran. Dans un message émis par le ministère des affaires étrangères iranien, daté du 22 mars et transmis à l’Organisation maritime internationale, Téhéran affirme en effet que « les navires non hostiles (…) peuvent – à condition qu’ils ne participent pas à des actes d’agression contre l’Iran ni ne les soutiennent (…) – bénéficier d’un passage sûr par le détroit d’Ormuz, en coordination avec les autorités compétentes ».
La diffusion du communiqué iranien intervient alors qu’aux Etats-Unis l’administration de Donald Trump semble chercher une voie de sortie à l’escalade militaire en insistant sur l’existence de négociations avec l’Iran. La crainte d’être pris pour cible en franchissant le détroit qui ferme le golfe Arabo-Persique a mis le trafic maritime quasiment à l’arrêt depuis le lancement par les Etats-Unis et Israël de la guerre contre l’Iran, le 28 février.
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