La nouvelle est parvenue jusqu’à la rédaction de Variety, le célèbre magazine américain destiné aux professionnels de l’industrie du divertissement. Elle a même été l’une des plus lues sur son site depuis sa publication, sans doute parce qu’elle évoquait une défaite infligée, en Belgique, à Netflix, le géant de la vidéo à la demande. Une décision « potentiellement historique » écrit Variety, puisque sa jurisprudence pourrait s’appliquer, dans toute l’Union européenne (UE), à l’ensemble des acteurs du streaming.
En août 2024, la branche européenne de la multinationale californienne a introduit devant la Cour constitutionnelle belge un recours contre un projet de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Cette dernière, chargée notamment des médias et de la culture, entendait, en 2023, obliger la plateforme à investir une partie de son chiffre d’affaires dans la production de contenus locaux. Une règle autorisée par la législation européenne, et qui s’applique aussi à des opérateurs belges du secteur.
La FWB voulait porter de 2,2 % à 9,5 % la part que les plateformes présentes sur territoire doivent consacrer à des contenus francophones belges. « Discriminatoire, disproportionné, aide d’Etat illégale », estimait Netflix, invoquant la taille réduite de la région belge et de son secteur créatif. Une manière de dire le peu d’intérêt de la société américaine pour des productions locales, généralement très éloignées des contenus qu’elle diffuse en masse.
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