- Si le chant des moineaux est toujours audible dans les villes, leur population y a considérablement chuté.
- À cause notamment des rénovations et de l’architecture des nouveaux bâtiments.
- Pour les faire revenir, certaines communes cherchent des solutions, montre ce reportage de TF1.
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Initiatives environnementales
Même en tendant l’oreille, difficile de discerner le pépiement du moineau à Paris. En 20 ans, huit sur dix ont disparu à Paris. « Là on est devant une des rares colonies parisiennes qui fonctionne. Il y en a peut-être deux ou trois comme ça dans toute la ville »
, montre Philippe Maintigneux, co-animateur de l’enquête Moineau de la Ligue de Protection des Oiseaux d’Ile-de-France, dans le reportage du 13H ci-dessus.
« C’est très fréquent que les moineaux occupent des cavités. Dans ce square, ils ont tout ce qu’il leur faut : des buissons pour s’abriter des prédateurs et des intempéries. Et au sol, de la nourriture »
. Les graines et les petits insectes, qui constituent l’essentiel de son alimentation, se font rare en ville, où les espaces verts sont moins nombreux.
Des nichoirs sous le Pont-Neuf
Mais ce n’est pas le seul problème. À cause des rénovations et de l’architecture des nouveaux bâtiments, le moineau ne trouve plus sur les murs des grandes villes les cavités et les petites caches dont il raffole pour faire son nid. Alors pour le faire revenir, plusieurs communes cherchent des solutions. À Paris, des nichoirs ont même été installés sous le Pont Neuf.
À 400 km de là, à Niort, les moineaux avaient élu domicile dans les interstices d’un donjon. Mais avec les travaux entamés, il a fallu leur trouver un logement provisoire avec des nichoirs. « Les travaux sont malheureusement obligés d’être faits. On essaye de trouver une solution de moindre impact »
, admet Etienne Debenest, du groupe Ornithologique des Deux-Sèvres. À la fin des travaux, des petites cavités seront aménagées entre les pierres pour les faire revenir durablement.
140 nichoirs à Niort
Peut-être qu’un jour, les moineaux de Niort seront aussi nombreux qu’à Saint-Savinien. Dans cette commune de Charente-Maritime, les habitants ont construit 140 nichoirs et les moineaux sont revenus nombreux. 77 couples ont été recensés, contre une vingtaine seulement il y a 5 ans. Ici, c’est le moineau friquet qui vient nicher, le cousin du moineau des villes. « Son nichoir est juste en bas, la rue est hyper passante, mais il s’en fiche, il y a tellement à manger derrière »,
explique Gianni Enselme, créateur du collectif Climat et biodiversité.
Pour nourrir les moineaux, ces bénévoles ont aussi aménagé de nouveaux parterres de fleurs. « On a mis des fraises des bois, de l’ail des ours, de l’églantier. Ça va attirer plein d’insectes. Le moineau friquet en a besoin pour nourrir ses nichées. En plus, c’est agréable d’avoir des morceaux de forêt dans la ville »,
sourit Gianni. Son travail avec ses équipes a déjà attiré l’attention d’autres communes qui souhaitent, elles aussi, faire revenir les moineaux au cœur des villes.









