- La Russie a annoncé le futur déploiement du missile intercontinental Sarmat.
- Il serait capable d’atteindre toutes les régions du globe.
- Celui-ci ne devrait toutefois pas bousculer la situation en Ukraine ou son potentiel de dissuasion.
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Ukraine : la guerre entre dans sa 5ᵉ année
Le missile, baptisé « Satan II » par les Occidentaux, sera « opérationnel pour le combat à la fin de l’année »
, a annoncé Vladimir Poutine, mardi 12 mai, après un test réalisé avec succès. Le Kremlin a affirmé avoir informé les États-Unis de ce tir d’essai, selon l’agence de presse officielle TASS. Le Sarmat est le premier missile balistique intercontinental (ICBM) produit en Russie post-soviétique classé dans la catégorie des « super lourds ».
« C’est le système de missiles
le plus puissant du monde
«
, a assuré le dirigeant russe. « La puissance totale de l’ogive livrée est plus de quatre fois supérieure à celle de n’importe lequel des (engins) analogues occidentaux existants les plus puissants »,
a-t-il ajouté.
Selon Vladimir Poutine, le Sarmat a une portée de plus de 35.000 km. Il serait donc capable de pouvoir toucher n’importe quel point sur le globe puisque la circonférence de la Terre, à l’équateur, est de 40.000 km.
Plusieurs années de retard
Les premières images du « Satan II » ont été dévoilées dix ans plus tôt. Sa mise en service avait d’abord été annoncée pour 2020 puis 2022, l’année du déclenchement de l’offensive à grande échelle contre l’Ukraine. Celle-ci a finalement été reportée après deux essais non concluants, a indiqué Pavel Podvig, membre de l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement, auprès de Bloomberg (nouvelle fenêtre). Cette fois, le déploiement du « plus gros missile »
russe à la fin de l’année est réaliste, selon l’expert.
À noter, le Sarmat ne devrait pas être utilisé en Ukraine, puisque ses têtes nucléaires pourraient rayer de la carte un pays grand comme la France. Il sera cependant placé en tête de proue de la dissuasion nucléaire russe, sans entraîner pour autant un « changement significatif du potentiel de dissuasion des forces stratégiques russes »,
a précisé Pavel Podvig









