- Chaque année, Sylvie Uderzo et Anne Goscinny, filles des deux créateurs d’Astérix, se retrouvent au parc pour replonger dans l’univers de leurs pères.
- Une équipe de « Sept à Huit » les a suivies dans un reportage diffusé ce dimanche sur TF1.
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Sept à huit
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« Il y a des chaumes tout neufs sur les toits. J’adore, ils sont magnifiques. »
Dans les allées du parc Astérix, Sylvie Uderzo ne cache pas son plaisir. « Ce village est devenu une pépite »
, renchérit à ses côtés Anne Goscinny. La première est la fille d’Albert Uderzo, le dessinateur de la bande dessinée sous l’impulsion duquel le parc a été créé il y a 37 ans (nouvelle fenêtre). La seconde est celle de René Goscinny, le scénariste des aventures du petit Gaulois.
Chaque année, les deux femmes se retrouvent ici, le temps d’une soirée, pour replonger dans l’univers de leurs pères. « Tu vas voir, on va voir des choses exceptionnelles »
, promet Sylvie Uderzo dans la vidéo en tête de cet article, replay d’un reportage sur les nouveautés du parc Astérix diffusé ce dimanche sur TF1 (à retrouver aussi en streaming sur TF1+). « Allons-y »
, sourit sa complice.
Leur avis scruté à chaque nouveauté
Pour Anne Goscinny, la promenade a quelque chose de vertigineux. « Imaginez un parc sorti de leur œuvre. Là, on est dans le fantasme de tout créateur : voir ses créatures déambuler dans une rue qui
ressemble à celle à laquelle on a pensé
(nouvelle fenêtre). C’est assez merveilleux, en fait
, confie-t-elle. Je me dis qu’ils sont quelque part par là, mais qu’ils nous regardent et qu’ils sont heureux ».
Mais la visite n’est pas seulement sentimentale. Les deux femmes sont, en quelque sorte, les gardiennes du temple, et leur avis est scruté de près à chaque nouveauté. « En tant qu’ayants droit, on a forcément notre mot à dire
, explique Anne Goscinny. Notre rôle, avec Sylvie, c’est que ne soit pas dévoyée l’œuvre créée par nos pères. Et que l’esprit qui était le leur reste toujours actif, et soit toujours l’esprit qui règne dans le village, au parc Astérix, et dans
tout ce qui est merchandising ou films
(nouvelle fenêtre)«
.
Ce soir-là par exemple, les deux héritières découvrent pour la première fois le spectacle des offrandes de Cléopâtre, l’une des nouveautés du parc. Si jusqu’à aujourd’hui, Anne Goscinny et Sylvie Uderzo ne se sont jamais opposées aux décisions du parc, ni pour la création d’une attraction, ni pour celle d’un spectacle comme celui-ci, ce n’est pas cette représentation qui inversera la tendance.
« J’adore les jets d’eau comme ça. Et puis, moi, ce que j’aime, c’est une espèce de storytelling, comme on dit en bon français. Il y a une vraie histoire, ce n’est pas juste des danseuses qui font leur numéro
, apprécie la fille du scénariste. Non, je trouve que c’est top ».
Derrière la satisfaction, l’enjeu est de taille pour le parc d’irréductibles Gaulois, qui tente encore et toujours de résister, non pas aux Romains, mais à la concurrence de Disney. Avec près de 3 millions de visiteurs par an, quand Mickey en aimante cinq fois plus (nouvelle fenêtre), le parc Astérix a prévu d’investir 250 millions d’euros sur les trois prochaines années.
Parmi les nouveautés de l’été, un son et lumière nocturne à base de 370 drones, joué tous les soirs jusqu’à la fin de la saison. Une potion pour rester dans la course, qui séduit au-delà des frontières de la Gaule : un visiteur sur six est aujourd’hui étranger, trois fois plus qu’il y a dix ans. Des chiffres qui, on l’imagine, feraient sourire les deux papas d’Astérix.









