- Une récente étude révèle qu’un cancer sur huit dans le monde est causé par une infection.
- Dans « Bonjour ! La Matinale TF1 », le docteur Vincent Valinducq décrypte cette enquête.
- Il souligne que la prévention passe par la vaccination et le dépistage.
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Octobre Rose
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Ce mercredi 1er octobre 2026 marque le lancement d’Octobre Rose, la campagne mondiale annuelle pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein et récolter des fonds pour la recherche. Avant le début de cette action, le docteur Vincent Valinducq a évoqué le sujet du cancer dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ». L’expert de santé est notamment revenu sur une récente étude publiée dans The Lancet Oncology (nouvelle fenêtre), qui révèle qu’un cancer sur huit dans le monde est causé… par une infection. « Lorsqu’un virus, une bactérie, un parasite s’installent dans le temps de manière chronique au niveau de votre corps, ça peut provoquer une inflammation, et parfois, des mutations qui peuvent entraîner un cancer »
, indique notre chroniqueur.
Ces infections qui peuvent provoquer des cancers
En 2024, ce ne sont pas moins de 2,3 millions de cancers – sur les 20 millions recensés – qui ont été provoqués par une infection. « La première infection responsable, c’est une bactérie : Helicobacter pylori. C’est celle qu’on va retrouver notamment au niveau de l’estomac et qu’on va rechercher lorsque vous avez des douleurs digestives. Ce sont 760.000 cas nouveaux en 2024 »
, rappelle Vincent Valinducq, avant de poursuivre : « En deuxième position, on a l’HPV, le papillomavirus. Je vous en ai également déjà parlé. Il est responsable de cancer au niveau gynécologique chez la femme, parfois également au niveau ORL. »
La troisième infection qui a provoqué le plus de cancers en 2024 est l’hépatite B, qui est un virus qui va toucher le foie.
Prévention du cancer : l’importance des vaccins et du dépistage
Pour se prémunir contre ces infections, et donc contre le cancer, il existe une solution très simple. Il s’agit évidemment du vaccin. « Le papillomavirus, c’est un vaccin qu’on va proposer chez les enfants de 11 à 14 ans. On peut faire un rattrapage jusqu’à 26 ans. L’hépatite B, c’est un vaccin qu’on propose maintenant de façon obligatoire chez le nourrisson depuis 2018, parce que ça va empêcher l’évolution à la cirrhose, qui elle-même peut déboucher vers un cancer au niveau du foie »
, ajoute notre médecin, précisant que la lutte contre le cancer passe aussi par le dépistage préventif. « Mesdames, il est important de faire le dépistage [pour le cancer du sein, NDLR]. Alors, je vous le rappelle rapidement, c’est à partir de 50 ans. En l’absence de symptômes, c’est tous les deux ans »,
conclut notre journaliste.