- Un individu de 20 ans a été mis en examen après des menaces de mort à l’encontre du maire d’Alès, Christophe Rivenq.
- Le suspect, originaire du Gard, a été placé en détention provisoire.
- Des inscriptions avaient notamment été apposées sur le mur du domicile de l’édile, ainsi que deux munitions de calibre 9 mm.
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L’édile avait dû être exfiltré de son domicile en pleine nuit, le 20 juillet dernier, et le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait évoqué la « menace d’une action violente »
. Un homme de 20 ans a été mis en examen dans l’enquête sur des menaces de mort à l’encontre du maire d’Alès, Christophe Rivenq, a annoncé mercredi le parquet national anti-criminalité (Pnaco) dans un communiqué, après une audience qui s’est tenue la veille au tribunal judiciaire de Paris.
Le suspect, originaire du Gard, est mis en examen pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime aggravé par la circonstance de bande organisée », « menace, violence ou acte d’intimidation envers un élu public pour qu’il accomplisse ou s’abstienne d’accomplir un acte de son mandat », « menace de mort ou d’atteinte aux biens dangereuse pour les personnes à l’encontre d’un élu public », « détention non autorisée d’arme, de munition ou de leurs éléments de catégorie B » et « transport sans motif légitime d’arme, de munition ou de leurs éléments de catégorie B », détaille dans un communiqué Vanessa Perrée, procureure nationale du Pnaco.
Il a reconnu les faits
L’information judiciaire porte sur plusieurs menaces contre l’édile LR d’Alès : une enveloppe reçue le 16 juillet contenant deux balles de calibre 9 mm, et des tags écrits sur la clôture de sa maison. Le procureur d’Alès avait précisé que les inscriptions étaient « signées +DZ NG+, donc DZ Mafia nouvelle génération » et « CVN pour Cévennes ». Le 20 juillet, le maire avait été exfiltré de son domicile. Dans la foulée, des personnes cagoulées se revendiquant de la DZ Mafia avaient diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux pour nier toute implication du groupe criminel.
Des sources proches du dossier ont précisé mardi soir à TF1/LCI que le suspect, boucher de profession, connu des services pour un excès de vitesse, s’est rendu de lui-même au commissariat d’Alès en fin de semaine dernière. Placé en garde à vue, il a reconnu avoir lui-même déposé la lettre et écrit les tags.
La rédaction de TF1info, Raphaël MAILLOCHON