- Plus de sept aidants sur dix ont parfois peur de ne plus tenir.
- Des solutions existent pour les soulager.
- Interrogée par TF1info, Amarantha Barclay, directrice de l’association française des aidants, nous donne lesquelles.
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
La dernière enquête d’OpinionWay pour Astellas Pharma France sur les aidants met en lumière que 73% d’entre eux redoutent de ne plus tenir. Ils sont six sur dix (61%) à avoir régulièrement l’impression de passer à côté de leur propre vie. Mais cette impression ne doit pas être une fatalité.
« La première chose à faire est de sortir de l’isolement »
, assure Amarantha Barclay, directrice de l’association française des aidants (nouvelle fenêtre), interrogée par TF1info. Pour ce faire, l’aidant « peut aller voir ce qui existe en termes d’aides et ce qui peut être activé »
en fonction de ses attentes. Selon elle, l’aidant est « un soutien qui peut lui-même être soutenu »
.
Des solutions pour aller mieux
Pour sortir de l’isolement, l’aidant peut aller chercher une oreille attentive et échanger avec d’autres personnes concernées. « C’est parfois dans le cadre de ces échanges que l’on se rend compte que l’on n’est pas seul. On peut se rendre compte que l’expérience de l’un vaut aussi pour l’autre »
, avance la spécialiste. Son association organise, par exemple, des cafés des aidants, « des lieux, des temps et des espaces d’informations et d’échanges, animés par un travailleur social et un psychologue »
. Tous les proches aidants y sont les bienvenus. Mais il ne s’agit que d’un premier niveau de réponse.
Amarantha Barclay énonce d’autres solutions comme « les ateliers ‘Comprendre pour agir’ qui, eux, ont pour objectif de se questionner, d’analyser la ou les situations vécues dans la relation avec son proche et de réfléchir à ce que l’on aurait pu faire différemment ou ce que l’on a fait de bien »
. L’atelier permet de connaître aussi les ressources que l’on peut mobiliser près de chez soi.
Quelle politique publique faudrait-il mettre en place ?
Pour la directrice de l’association française des aidants, « ce qu’il faut, c’est un peu de tout »
. Pourtant, une chose en particulier lui apparaît primordiale, à savoir « reconnaître ces situations d’aidance et qu’on les reconnaisse pleinement »
. Et d’expliquer : « C’est-à-dire reconnaître ce qui est difficile, ce sur quoi on doit agir et proposer des solutions comme le répit, le partage d’expérience et le renforcement de l’aide à domicile. »
Par ailleurs, elle rappelle qu’il n’y aurait pas d’aidants « s’il n’y avait pas de besoin du proche aidé »
. Le secteur de l’aide à domicile « est un secteur en souffrance »
, regrette l’experte. Les rémunérations sont basses, ce qui n’attire pas les jeunes qui délaissent ces professions. « S’il y avait un renforcement de l’aide à domicile, ce serait un soulagement pour bon nombre d’aidants »
, conclut-elle.