- Le braqueur Antonio Ferrara doit comparaître ce lundi devant le tribunal correctionnel de la capitale belge avec neuf complices présumés.
- En février 2025, il avait été interpellé en Belgique pour un projet d’attaque à main armée en Allemagne, qui a pu être déjoué peu avant le passage à l’acte.
Le procès du braqueur multirécidiviste Antonio Ferrara (nouvelle fenêtre) doit s’ouvrir ce lundi 20 avril à Bruxelles, en Belgique, où ce dernier avait été interpellé le 27 février 2025. Ce jour-là, des enquêteurs français et belges avaient réussi à déjouer, peu avant le passage à l’acte, un braquage à main armée programmé par un groupe de malfaiteurs aguerris à Bochum (Allemagne), dans un centre-fort – un lieu où les banques entreposent billets, bijoux et autres valeurs. Antonio Ferrara a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de la capitale belge avec neuf complices présumés, des Français et des Belges.
Le braqueur français comparaîtra libre à ce procès. En novembre dernier, celui qu’on surnomme le « roi de la belle » – depuis son évasion spectaculaire de la prison de Fresnes (nouvelle fenêtre) en 2003 – avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire (nouvelle fenêtre) suite au versement d’une caution de 30.000 euros. Plusieurs autres prévenus ont été placés sous bracelet électronique ou sont également libres sous conditions. Un de ses frères, Massimiliano Ferrara, compte parmi ses complices présumés. Le procès doit se tenir du lundi 20 au mercredi 29 avril.
Il encourt jusqu’à dix ans de prison
Bien connu de la justice en France, Antonio Ferrara a été condamné pour des braquages et une tentative de meurtre, ainsi que pour deux évasions de prison (nouvelle fenêtre). En juillet 2022, il avait été libéré de la prison de Réau (Seine-et-Marne) après avoir purgé l’intégralité de sa peine, soit dix-neuf ans de détention. Ce projet de braquage en Allemagne, que la justice belge a décidé de juger, peut lui valoir jusqu’à dix ans d’emprisonnement en Belgique, selon son avocat Olivier Martins. Mais il va contester les charges qui pèsent contre lui.
« Aucune arme n’a été retrouvée dans le véhicule où se trouvait Antonio Ferrara »
lors de son arrestation, a affirmé à l’AFP son avocat. Me Olivier Martins soutient en outre que l’enquête de téléphonie n’a pas réussi à démontrer ses liens avec la bande de malfaiteurs qui s’apprêtait à passer à l’acte en Allemagne. Lors du coup de filet à Eupen, en Belgique, opéré notamment par des unités spéciales de la police fédérale, des armes de guerre avaient été découvertes, et un policier belge avait été blessé dans un choc en voiture.
L’accusation reproche aux malfaiteurs qui tentaient de fuir d’avoir délibérément pris pour cible des véhicules de la police belge. Le ministère belge de l’Intérieur s’est constitué partie civile. Antonio Ferrara est toujours dans le collimateur de la justice française pour les actes préparatoires au projet d’attaque à Bochum, dans le cadre d’une enquête pour « association de malfaiteurs »
, a indiqué une source judiciaire française à l’AFP. « La procédure française demeure tant qu’il n’y a pas de décision définitive de la justice belge »
, a précisé cette même source.









