- Des dizaines de casseurs ont visé des commerces dans le centre de Lyon lors de la manifestation des lycéens mardi 13 octobre.
- Banques, assurances et une station-service ont été vandalisées, provoquant d’importants dégâts.
Suivez la couverture complète
Lycées, facs… le mouvement de contestation s’installe dans la durée
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
La manifestation des lycéens à Lyon (Rhône) a été une nouvelle fois entachée par la présence de casseurs. Hier, à la mi-journée, plusieurs dizaines d’individus se sont attaqués aux banques et assurances dans une avenue du centre-ville. Vitres cassées, bureaux vidés, du mobilier et des documents ont été incendiés.
Des images tournées par un témoin et visibles dans la vidéo en tête de cet article montrent l’intervention des pompiers. Les commerçants, sidérés par l’ampleur des dégâts, tentent de reprendre leur activité tant bien que mal.
Un cabinet d’assureurs a ainsi été victime de plusieurs dizaines d’individus. Presque toutes les vitrines ont été cassées et taguées, causant plus de 10.000 euros de dégâts. « Ce qui n’est pas sain, c’est qu’il y a une partie affect et émotionnelle, qu’on doit gérer et en même temps avancer sur nos tâches et nos missions »
, témoigne Ness, qui a commencé sa journée au milieu des bouts de verre.
Plusieurs commerces visés dans le centre de Lyon
Romain, directeur d’un supermarché, était en magasin lorsqu’il a vu arriver une dizaine d’individus masqués. « J’ai juste pu repousser une des personnes et là, j’ai discuté avec lui »
, raconte-t-il. Pendant qu’il tente de le raisonner, d’autres manifestants cassent les caméras de vidéosurveillance et s’attaquent aux rideaux métalliques. « Et après, les coups de pied, ils ont sauté sur les vitres, on a eu de la chance, ça a tenu »
, poursuit-il. « C’est toujours les commerçants qui, au final, ramassent. Nous, ça inquiète les équipes, ça inquiète la clientèle également. C’est anxiogène »
, déplore Romain.
Les habitants rencontrés sont consternés par ces actes de violence. « Qu’on manifeste mais qu’on ne casse pas, ça ne rime à rien. Ils ne sont pas responsables de leurs problèmes »
, réagit l’un d’eux. « C’est honteux, on peut manifester mais pas casser. Moi, j’ai manifesté quand j’étais plus jeune mais on n’a jamais rien cassé »
, ajoute une autre.
Sur l’avenue, trois banques et trois assurances ont été visées. Les dégâts sont importants mais il est trop tôt pour les chiffrer. Quelques kilomètres plus loin, une station-service a également été visée. Les pompes sont inutilisables et la station restera fermée pour une durée indéterminée.
La rédaction de TF1info | Reportage Florian CHEVALET, Eric NAPPI