- Le Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a lancé, mardi 19 mai, un appel aux Iraniens leur demandant d’accroître les naissances.
- Le taux de fécondité dans la République islamique est passé de 6,5 en 1979 à 1,7 en 2024.
- L’Iran, qui compte environ 92 millions d’habitants, est le 17ᵉ pays le plus peuplé du monde.
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Moyen-Orient : le détroit d’Ormuz toujours au cœur des négociations
Mojtaba Khamenei sort du silence pour parler… natalité. Le Guide suprême iranien, qui n’est pas apparu en public depuis sa nomination en mars, a appelé, mardi 19 mai, les Iraniens à accroître les naissances pour le bien du pays.
« En menant avec sérieux la politique appropriée et nécessaire en matière de croissance démographique, la grande nation iranienne sera en mesure de jouer un rôle majeur et de connaître des avancées stratégiques à l’avenir »,
a-t-il écrit dans des extraits d’une lettre publiée sur le réseau social X.
Le dirigeant iranien répondait à une lettre collective de groupes de la société civile s’occupant de démographie. « Nous espérons que vos efforts dévoués (…) aboutiront à des résultats fructueux, si Dieu le veut »,
a-t-il ajouté selon une version plus longue de son texte, diffusée par la chaîne publique Irib.
Grâce à la poursuite rigoureuse d’une politique correcte et impérative d’accroissement de la population, la grande nation iranienne sera capable, à l’avenir, de faire des grandes avancées vers la création d’une nouvelle civilisation de l’Iran islamique. — Ayatollah Sayed Mojtaba Khamenei (@fr_mkhamenei) May 19, 2026
Le fils du défunt Ali Khamenei, qui aurait été blessé lors des frappes du premier jour de la guerre au Moyen-Orient, n’a publié que des déclarations écrites depuis sa nomination.
Un taux de fécondité qui a chuté
L’Iran, qui compte environ 92 millions d’habitants, est le 17ᵉ pays le plus peuplé du monde. Mais le taux de fécondité des Iraniennes a toutefois chuté de manière spectaculaire au cours des dernières décennies, passant de 6,5 en 1979, année de la Révolution islamique, à seulement 1,7 en 2024, selon les chiffres de la Banque mondiale.
En 2020, un responsable de la santé iranien avait déclaré que les hôpitaux publics et les cliniques avaient cessé de pratiquer des vasectomies ou de distribuer des contraceptifs afin de stimuler la croissance démographique.
Malgré les dégâts causés à son territoire par les récentes attaques américano-israéliennes, le régime de Téhéran estime être sorti renforcé de la guerre en continuant notamment à contrôler le détroit d’Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures.
Pour faire « de grands pas vers l’édification de la nouvelle civilisation islamo-iranienne »,
les Iraniens doivent promouvoir une « culture de la procréation »
, a encore commenté Mojtaba Khamenei.









