- Le mouvement avait été initialement lancé pour cinq jours, du 27 au 31 août.
- Mais face à l’absence de négociations, deux syndicats ont annoncé la reconduction de la grève.
- French Bee propose des voyages à bas coût depuis Paris-Orly vers des destinations long-courrier.
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Une semaine de plus. Les syndicats SNPNC-FO et CGT ont annoncé, samedi 29 août, la reconduction jusqu’au 6 septembre de leur appel à la grève du personnel navigant au sein de la compagnie aérienne French Bee. Cette grève avait été initialement lancée pour cinq jours, du 27 au 31 août, afin de protester contre une « dégradation continue des conditions de travail »
et des salaires trop bas pour les hôtesses de l’air et stewards. La compagnie avait alors dû louer des avions pour assurer son plan de vols.
Mais « malgré une mobilisation qui ne cesse de progresser, aucune négociation n’a été engagée par la direction depuis le début du mouvement »,
indiquent les deux syndicats dans un communiqué, annonçant « la reconduction du mouvement de grève du 1ᵉʳ septembre à 00h01 au 6 septembre 2026 à 23h59 ».
La grève porte, outre les salaires, sur les plannings jugés trop instables et changés trop fréquemment juste avant les vols, et les repos, insuffisants sur l’année, entre deux vols ou lors des escales.
La poursuite de cette grève n’est ni un choix de facilité, ni un acharnement, ni une volonté de nuire à notre compagnie
La poursuite de cette grève n’est ni un choix de facilité, ni un acharnement, ni une volonté de nuire à notre compagnie
Les syndicats
Le SNPNC-FO « dénonce également les communications et propos alarmants faisant peser sur les salariés la responsabilité des conséquences économiques du mouvement, jusqu’à évoquer l’avenir même de la compagnie ».
« Nous refusons également que l’instabilité de l’exploitation soit attribuée aux arrêts maladie de dernière minute sans jamais interroger l’organisation du travail elle-même »,
ajoute le communiqué, déplorant « qu’autant d’énergie et de moyens soient consacrés à limiter les conséquences de la grève »
, notamment via des affrètements, « alors qu’aucune solution n’est recherchée avec les représentants des salariés pour mettre fin au conflit ».
« La poursuite de cette grève n’est ni un choix de facilité, ni un acharnement, ni une volonté de nuire à notre compagnie »,
soulignent les deux syndicats.
French Bee, dotée d’une flotte de six Airbus A350, est une filiale de Groupe Dubreuil, conglomérat familial qui, dans le transport aérien, détient également Air Caraïbes. Son modèle, peu habituel dans le secteur, est celui des voyages à bas coût depuis Paris-Orly vers des destinations long-courrier (Amérique du Nord, océan Indien et Tahiti).
En 2025, French Bee a été « légèrement déficitaire »,
avec une perte nette de 7 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires en hausse de près de 4% à 494 millions d’euros, avec 1,2 million de passagers transportés sur l’année.

