- Le scénario de cet été 2026 risque de se reproduire à l’avenir.
- De nombreux agriculteurs réfléchissent déjà à adapter leurs cultures.
- Le 20H de TF1 vous emmène à leur rencontre.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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Certaines plantes ne sont pas tout à fait comme les autres. Face aux sécheresses de plus en plus fréquentes, Michel Delille s’est lancé dans la culture de tournesol il y a 3 ans, comme le montre le reportage du 20H ci-dessus. Pour cet agriculteur d’Arleux (Nord), le tournesol coche toutes les cases : il y a de la demande, sa vente est rémunératrice et surtout, la plante supporte la hausse des températures.
Je ne suis plus que producteur, maintenant je suis aussi conseiller culinaire.
Je ne suis plus que producteur, maintenant je suis aussi conseiller culinaire.
Michel, agriculteur
« Ça fait partie des cultures qui vont nous permettre de tenir cette année, parce qu’elle a résisté à la sécheresse, qui s’est bien développée. Si les étés se confirment de cette façon-là, ce sera d’avenir dans la région »
, estime-t-il. Michel a également misé il y a quelques années sur le sarrasin et la lentille. Cet été, ce pari s’est révélé gagnant : il n’a pas manqué d’eau. « À partir du moment où une plante a une capacité à faire des racines profondes, elle va aller chercher le peu d’eau qu’il y a en profondeur. »
Michel a aussi un autre atout dans sa manche : le pois chiche, qui se développe très bien avec la chaleur. Son défi n’est pas tant de le faire pousser, mais plutôt de convaincre les clients de changer leurs habitudes pour que la demande suive, raconte-t-il à nos reporters : « Je ne suis plus que producteur, maintenant je suis aussi conseiller culinaire. J’en viens à donner des recettes de cuisine que j’ai grattées de droite ou de gauche et il faut habituer les gens. »
La luzerne, une plante d’avenir
À des centaines de kilomètres de là, dans le Finistère, Maxime doit lui aussi repenser sa pratique, car ses vaches ne peuvent plus pâturer dans son champ. « Tout est sec, tout est grillé, il n’y a plus d’herbe depuis plus d’un mois déjà. Il n’y a plus rien qui pousse »,
se désole l’éleveur au micro de TF1. Pour les nourrir, il est obligé de puiser dans son stock prévu pour l’hiver.
Son hangar se vide de jour en jour. « Le bâtiment devrait être complètement plein et il y a de la place ici. C’est une situation inédite, moi je n’ai jamais connu ça et mon père avant n’avait jamais connu ça non plus. »
Maxime a trouvé une solution : la luzerne, une plante qui pousse quelles que soient les conditions météo, même en cas de chaleur. Elle est utile pour le pâturage l’été et se sèche pour se conserver l’hiver. Il mise dessus à l’avenir.
Il poursuit : « On veut implanter ça sur toutes nos prairies pour sécuriser le volume et la qualité du fourrage. C’est la meilleure alternative aujourd’hui que nous on a trouvée. »
Maxime doit tout de même investir plus de 7.000 euros dans cette nouvelle culture, mais cela reste moins cher que d’acheter du fourrage pour nourrir ses bêtes.
Hier, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a présenté un plan de plus d’un milliard d’euros pour aider entre 30 000 et 35 000 exploitations « en fragilité ou qui menacent de l’être »
face à la sécheresse.
Louan DENIEL | Reportage TF1 : Vincent LAMHAUT, Sébastien BOEY, Julie JEUNEMAITRE