- Près de Marseille, aux Pennes-Mirabeau, un incendie s’est déclaré samedi 5 septembre.
- Il est dû à une négligence de la part de trois mineurs, âgés de 14 à 16 ans, qui ont tiré un feu d’artifice.
- Le JT de 20H de TF1 a recueilli le témoignage d’habitants et d’élus.
Suivez la couverture complète
Le 20H
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Il est 21 heures, samedi, lorsque le feu se déclare aux Pennes-Mirabeau, une commune limitrophe du nord de Marseille. Dans le reportage du 20H de TF1, visible en haut de cet article, des flammes de plusieurs mètres de haut progressent sur la colline qui surplombe la ville, à moins de cent mètres des premières habitations.
Quand ça arrive proche de chez vous, ça fait peur
Quand ça arrive proche de chez vous, ça fait peur
Sébastien, habitant des Pennes-Mirabeau
Sébastien raconte à nos reporters comment il a vu l’incendie se rapprocher dangereusement de chez lui. « Là, vous voyez le foyer qui est en train de partir. On l’a pris au démarrage et après il est descendu »,
commence-t-il, en montrant sur son téléphone la vidéo des flammes qui embrasent la nuit. « Après, on était dans la panique donc on a posé le téléphone. Quand ça arrive proche de chez vous, ça fait peur »
, confie ce riverain, la voix encore marquée par l’émotion.
L’incendie a duré plusieurs heures, des heures d’angoisse pour les habitants les plus proches du massif montagneux sinistré. Certains étaient prêts à évacuer, hantés par le souvenir d’un autre incendie qui a eu lieu l’année dernière. « Ce qui était traumatisant pour moi, c’est de sentir la fumée, de ne pas voir les flammes. Je me suis dit que si les flammes arrivent, pour moi c’est trop tard. J’avais intérêt à faire très vite »
, raconte ainsi une habitante.
Déclenché par un feu d’artifice sauvage
Les 17 camions de pompiers mobilisés sont parvenus à fixer le feu rapidement. Celui-ci a tout de même eu le temps de brûler 2.000 m², et il a été déclenché par un feu d’artifice sauvage. Romain Giraud, employé de la réserve communale sinistrée par l’incendie, nous emmène « voir directement les mortiers retrouvés (samedi soir, ndlr) ».
En revenant sur les lieux, lui et d’autres agents de la commune ont trouvé deux mortiers et un briquet (voir l’image ci-dessous).
Face à notre caméra, il tente de reconstituer la scène. « Ils ont dû se mettre ici »
, au bord d’une falaise qui offre un point de vue dégagé, « pour le faire partir de ce côté-là »
, en contrebas vers la route, où l’on aperçoit quelques maisons. Romain Giraud imagine « peut-être un petit dérapage, ils ont mis le départ de feu »
sur le sol, parsemé de grosses pierres mais surtout jonché de brindilles sèches. Trois mineurs, âgés de 14 à 16 ans, ont été interpellés samedi soir alors qu’ils tentaient de fuir.
Au 20H de TF1, le maire LR de la commune, Romain Amaro, confie sa colère : « Il va falloir une grande fermeté. C’est surtout un usage totalement inconscient et inconsidéré. Quand on voit ce qui se déroule
en Gironde
cet été, quand on voit ce qui s’est passé chez nous en 2025 et 2016, la sanction doit être maintenant à la hauteur des prises de risques que font prendre ces individus à la population. »
Outre 2025, la commune avait déjà subi un incendie en 2016 qui avait brûlé 2.000 hectares et blessé légèrement deux pompiers. Les conditions d’intervention avaient été rendues difficiles par un vent fort et la sécheresse. Régulièrement, des vidéos de tirs de mortiers, une pratique risquée, font le tour des réseaux sociaux. En France, un départ de feu involontaire causé par un feu d’artifice peut être sanctionné de trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.
Louan DENIEL | Reportage TF1 : Lucie GLASSON et Philippe FONTALBA