- Le Wegovy, traitement contre l’obésité, est disponible à la vente en France depuis 2024 et remboursé sous conditions depuis juin 2026.
- Une nouvelle version de cet analogue du GLP-1, sous forme de comprimés, sera disponible en France dès ce lundi.
- Voici ce qu’il faut savoir.
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Fini les piqûres quotidiennes. C’est la promesse du traitement anti-obésité du laboratoire danois Novo Nordisk, le Wegovy, dans sa nouvelle version en comprimés, disponible dès ce lundi 2 novembre en France.
Au lieu d’une piqûre hebdomadaire, cette nouvelle formulation sera administrée sous forme d’un comprimé à avaler chaque jour. Mais attention. Tandis que sa version injectable pouvait être prise à n’importe quel moment de la journée, la version orale est plus contraignante : la prise doit être espacée d’au moins 8 heures après le dernier repas, et il faut ensuite attendre 30 minutes avant de manger, boire ou prendre un autre médicament.
Les effets secondaires les plus fréquents (nausées, vomissements ou constipation), tout comme les résultats en matière de perte de poids, semblent relativement similaires entre les deux formes, selon l’Agence européenne du médicament et les résultats de l’essai clinique OASIS-4. (nouvelle fenêtre)
Même molécule, dosage différent
Le Wegovy, sous sa forme en comprimé, est composé de la même manière que sa version injectable : il contient du sémaglutide, une molécule qui imite le GLP-1, l’hormone libérée par l’intestin après un repas. Après son absorption par le corps, la satiété arrive plus vite et dure plus longtemps, et aide ainsi les patients à moins manger.
Si le sémaglutide existait déjà sous comprimé dans le traitement du diabète de type 2 (sous le nom de Rybelsus), c’est la première fois que cette molécule est autorisée sous cette forme pour le contrôle du poids.
La molécule est la même, mais le comprimé nécessite toutefois des doses plus élevées que la version injectable, car une grande partie est détruite ou mal absorbée par le système digestif. Ainsi, la dose dite « d’entretien », c’est-à-dire la dose cible prise une fois la période d’augmentation progressive terminée, est de 25 mg par jour en comprimé, contre 2,4 mg par semaine en injection. Les doses sont augmentées progressivement, par paliers d’au moins 4 semaines, comme le rapporte la plateforme de santé Qare (nouvelle fenêtre).
Mêmes conditions d’accès, mais pas remboursé
Pour se procurer la version en comprimé, les conditions d’accès restent inchangées. Comme pour sa version injectable, le patient doit présenter un indice de masse corporelle supérieur à 30 ou d’au moins 27 quand celui-ci est associé à une comorbidité. Une prescription médicale est toujours requise.
Toutefois, contrairement au Mounjaro et au Wegovy injectables, remboursés en partie et sous conditions par l’Assurance maladie depuis la mi-juin, le traitement par comprimé reste à la charge du patient.
En l’absence de remboursement, le prix, compris entre 169 et 235 euros selon le dosage pour une période de 30 jours, est conseillé et non imposé aux pharmacies. Les tarifs pourraient ainsi varier d’un établissement à un autre.