- Plusieurs médias américains ont indiqué qu’un haut responsable militaire de l’armée, Brett Sylvia, avait été démis de ses fonctions cette semaine.
- Selon eux, il est accusé d’être à l’origine de fuites d’informations classées secrètes, tandis que Donald Trump pourrait reprendre des frappes contre l’Iran.
- Sans confirmer explicitement ce limogeage, le Pentagone affiche sa fermeté contre les fuites d' »informations sensibles ».
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Moyen-Orient : le bras de fer se poursuit entre l’Iran et les États-Unis
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À quelques jours des élections de mi-mandat, la décision pourrait bien être lourde de sens. Washington a limogé un haut gradé de l’armée américaine, accusé de fuite d’informations classifiées, rapportent plusieurs médias américains, une nouvelle éviction majeure au moment où le président américain Donald Trump semble envisager de reprendre des frappes de grande ampleur contre l’Iran (nouvelle fenêtre).
Brett Sylvia, général de l’armée de terre, a été démis cette semaine de ses fonctions de responsable de la stratégie et de la planification au sein d’un organe du Pentagone (Joint Staff), selon la presse américaine, qui s’appuie sur des sources anonymisées. Selon CBS, Fox News ou encore AP News, ce limogeage est lié à des fuites d’informations classées secrètes auprès de médias. Ces médias font état jeudi de trois tests manqués au détecteur de mensonges, à propos d’informations classifiées.
« Tolérance zéro » pour la « divulgation » d’informations « classifiées »
Interrogé sur l’affaire à son départ pour un meeting de campagne, Donald Trump a répondu que le responsable militaire allait « avoir des gros problèmes »
. « On fait la chasse à ceux qui font fuiter des informations »
, a-t-il ajouté. De son côté, un porte-parole de la direction du Pentagone, à laquelle Brett Sylvia est rattaché, a publié dans un premier temps un communiqué confirmant son départ avant de le retirer, justifiant qu’il « ne reflétait pas correctement l’ensemble des circonstances »
.
Sans jamais mentionner directement Brett Sylvia, le Pentagone, via son porte-parole Sean Parnell sur le réseau X (nouvelle fenêtre), a lui écrit un peu plus tard que le ministère de la Défense avait « une tolérance zéro pour la divulgation intentionnelle et non autorisée
d’informations classifiées
(nouvelle fenêtre) »
et avait « pris les mesures disciplinaires nécessaires afin de protéger des informations sensibles »
. Ce dernier « ne fera pas davantage de commentaires à propos de la personne en cause ou des circonstances »
et « ce dossier, avec d’autres, a été transmis au ministère de la Justice en vue d’éventuelles poursuites judiciaires »
, a-t-il ajouté. Interrogé par l’AFP, le ministère de la Justice n’a lui pas réagi dans l’immédiat.
Une purge massive parmi les hauts gradés américains
Depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump début 2025, lui et son gouvernement ont mené une large purge dans les plus hauts rangs de l’armée américaine, habituellement plutôt à l’écart des ingérences politiques partisanes. Dès février 2025, le chef d’état-major interarmées installé par l’ex-président démocrate Joe Biden (nouvelle fenêtre), le général Charles « CQ » Brown, a été évincé sans justification et remplacé par Dan Caine (nouvelle fenêtre), à la manœuvre dans la guerre avec l’Iran.
La liste s’est allongée au fil des mois avec, entre autres, les hauts gradés à la tête de la Marine et des garde-côtes, de l’agence d’espionnage NSA, le chef d’état-major de l’armée de l’air et son adjoint… Début avril, en pleine guerre contre l’Iran, c’est le chef d’état-major de l’armée de terre américaine, le général Randy George, qui a été poussé vers la sortie du jour au lendemain, sans motif avancé.
Ce nouveau renvoi, rapporté par la presse, intervient quand Donald Trump semble envisager de nouvelles frappes contre l’Iran après les élections américaines de mi-mandat programmées dans moins d’une semaine, mardi 3 novembre. « Nous pourrions faire une autre petite
Fureur épique«
, a-t-il déclaré la semaine dernière, en référence au nom donné aux attaques américano-israéliennes contre Téhéran lancées le 28 février, sans pour autant évoquer un éventuel calendrier. Une majorité d’Américains sont aujourd’hui opposés à ce conflit, notamment en raison de ses répercussions économiques, selon des sondages.