- Plus de 90% des lycéens ayant formulé des vœux sur Parcoursup ont reçu au moins une proposition d’admission, a indiqué ce lundi le gouvernement.
- Selon ce dernier, sept lycéens sur dix se disent satisfaits de la formation où ils ont été acceptés.
- La modification, voire l’abrogation de cette plateforme d’inscription post-bac, fait partie des revendications des lycéens mobilisés dans la rue depuis plusieurs semaines.
Suivez la couverture complète
Lycées, facs, gilets jaunes… Une France entre colère sociale et violences urbaines
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Plus de 90% des lycéens ayant formulé des vœux de poursuite d’études sur la plateforme Parcoursup, dont la suppression est réclamée par de nombreux lycéens depuis le début de leur mobilisation, ont reçu au moins une proposition d’admission, a indiqué ce lundi 19 octobre le gouvernement. Ce dernier a par ailleurs affirmé que sept lycéens sur dix se disent satisfaits de la formation où ils ont été acceptés. En 2026, 1.046.000 candidats ont postulé sur la plateforme auprès de 25.000 formations post-bac, y compris en apprentissage.
Au toal, 603.910 lycéens ont reçu une proposition d’admission
Au cours de la campagne d’admission de Parcoursup, « 603.910 lycéens (soit 91,5% des lycéens ayant formulé des vœux) ont reçu au moins une proposition d’admission »
, soulignent dans un communiqué les ministères de l’Enseignement supérieur et de l’Éducation nationale. En outre, « 72% des lycéens expriment leur satisfaction à l’égard des formations dans lesquelles ils ont été acceptés »
, poursuivent les ministères, s’appuyant sur un sondage CSA, alors que la phase complémentaire d’admission s’est terminée le 10 septembre.
Néanmoins, « un peu plus de 32.000 candidats »
qui n’avaient pas reçu de proposition d’admission à l’issue de la phase principale, mi-juillet, « ont saisi durant l’été »
des commissions d’accès à l’enseignement supérieur (CAES), censées les aider à trouver une formation.
« À l’issue de la procédure, 60 lycéens bénéficient encore d’un accompagnement personnalisé par les CAES »
, selon les ministères. Autrement dit, ils n’ont pas encore de places dans une formation de l’enseignement supérieur. Ils étaient 38 en 2025. D’après le gouvernement, « il s’agit quasi exclusivement de bacheliers professionnels aux profils scolaires fragiles pour lesquels le conseil de classe de leur lycée n’avait pas formulé d’avis positif pour une poursuite d’études en BTS »
. Les ministères ne précisent pas combien d’étudiants en réorientation n’ont pas trouvé de place à l’issue de la procédure.
Les lycéens exigent la suppression ou la réforme de Parcoursup
La modification, voire l’abrogation, du système Parcoursup, mis en place en 2018 pour remplacer APB (Admission Post-Bac), fait partie des revendications majeures des lycéens et étudiants mobilisés dans la rue depuis le 17 septembre. Cette plateforme d’orientation post-bac est jugée comme une source de stress, insuffisamment transparente et trop sélective. Elle a en outre été associée à « une forte diminution »
du bien-être mental des jeunes pour les 70% qu’elle stresse, selon les derniers résultats de l’étude Mentalo, menée par des chercheurs de l’Inserm et l’Université Paris-Cité et publiée le 8 octobre.
Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, ce sujet représente « moins de 20% des contributions »
déposées sur la plateforme de concertation en ligne, lancée par le gouvernement en plein mouvement lycéen, et « arrive en 5ᵉ position des revendications »
. Ces données ne sont toutefois pas publiques.
Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray et le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste doivent annoncer d’ici la fin octobre des « améliorations »
de Parcoursup pour la campagne 2027. Plusieurs organisations lycéennes sont reçues lundi après-midi au ministère de l’Enseignement supérieur pour leur présenter « la méthode de travail qui sera mise en place pour co-construire les réponses sur le sujet »
, selon le ministère de l’Enseignement supérieur.