Dans le Bas-Rhin, le litre de diesel se rapproche dangereusement des 3 euros ce jeudi 17 septembre : 2,89 euros dans une station-service à Ostwald, au sud de Strasbourg, où les rares automobilistes rencontrés ont eu du mal à y croire. « Quand j’ai vu le prix de l’essence, j’ai halluciné. Je reviens parce que c’est la seule station sur la route mais je ne vais même pas mettre le plein », raconte un homme au micro de TF1.

« J’ai vu le prix, j’ai halluciné » : le gazole à presque 3 euros le litre dans cette stationSource : TF1 Info

« Quand je pense qu’à 2 euros, on est montés sur tous les ronds-points. Et là, 2,89 euros, c’est aberrant. Maintenant, on réfléchit autrement à se déplacer », poursuit cet automobiliste dans la vidéo ci-dessus. Selon notre envoyé spécial Khélian Yousfi, le prix du litre de carburant n’a cessé d’augmenter et il y a de plus en plus de ruptures de stock dans les stations les moins chères (à tout de même 2 euros le litre).

Ce jeudi matin, les prix à la pompe continuent de grimper avec des moyennes nationales de 2,36 euros le litre de diesel, 2,22 euros le sans-plomb 95 et de 2,24 euros le sans-plomb 98 (+6 centimes pour le gazole, +4 centimes pour l’essence), mais avec de grands écarts de tarifs selon les stations.

D’autant qu’aucune aide ciblée n’est prévue pour le moment pour les particuliers et que le dispositif  « gros rouleurs » expire pour le moment au 30 septembre. « C’est très dommage », réagit un automobiliste dans le reportage de LCI en tête de cet article. « Je suis en colère et je ne sais pas comment je vais faire. J’espère que ça va revenir à la normale », ajoute un autre.

Invité de la grande interview d’Amélie Carrouër ce jeudi sur LCI, le ministre des Affaires étrangères a prévenu que « la situation peut s’aggraver ». « 2,30 euros le gazole à la pompe, c’est évidemment un étranglement », a déclaré Jean-Noël Barrot, affirmant que « les aides d’urgence ne suffisent pas »

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