Quelque 99 % des livreurs de repas à vélo sont des hommes, 99 % sont nés à l’étranger, les deux tiers sont sans titre de séjour et près d’un sur deux a connu au moins une journée sans repas au cours des douze derniers mois avant d’avoir été interrogé.
Voilà quelques-uns des constats de l’étude Santé-Course, menée par l’Institut de recherche pour le développement et l’Institut national d’études démographiques (INED), en partenariat avec de nombreux acteurs associatifs dont des collectifs de livreurs et Médecins du monde. Cette enquête, publiée mardi 31 mars, est la première d’une telle ampleur en France : 1 004 livreurs ont été interrogés entre janvier et mai 2025 à Bordeaux et à Paris.
Le rapport met d’abord en avant la faiblesse du revenu de ces travailleurs : 1 480 euros brut par mois pour soixante-trois heures de travail par semaine en moyenne. Les trois quarts des répondants déclarent faire appel à un loueur de compte pour pouvoir travailler, au prix d’un « loyer » estimé à 528 euros par mois. Quant aux livreurs détenteurs de leur propre compte, sous le statut de microentrepreneur, ils doivent s’acquitter de 21,2 % de cotisations Urssaf.
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