- Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Trappes ce samedi 24 octobre au lendemain de la fusillade mortelle dans les Yvelines.
- Elle a fait un mort, un homme de 26 ans, amateur de MMA.
- Le 20H de TF1 a rencontré ses proches, encore sous le choc.
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Attaque dans les Yvelines : un mort et cinq blessés
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C’est dans un centre de MMA d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) qu’il passait la plupart de son temps libre. Jusqu’à vendredi, Pengo Bossio Wangi, 26 ans, combattant amateur, venait s’entraîner chaque jour dans ce complexe sportif. Joël confie au 20H de TF1 avoir perdu « un ami, un frère »
avec lequel il s’entraînait depuis quatre ans. « Pengo était là tout le temps, il s’entraînait. Je l’ai dit, il habitait très loin. Donc vous imaginez, tous les jours, faire Trappes-Aubervilliers pour s’entraîner, il avait la niaque »
, affirme-t-il dans le reportage ci-dessus.
Anselme ne l’a rencontré que quelques fois au club, mais il se souvient encore très bien de ce jeune homme résolument optimiste. « Tout le monde le connaissait parce qu’il donnait une bonne impression, il dégageait une bonne énergie. Ça fait un énorme choc »,
dit-il.
Je n’avais pas assez de moyens, je ne pouvais que masser et attendre.
Je n’avais pas assez de moyens, je ne pouvais que masser et attendre.
Kadiatou Doukara, l’infirmière qui a tenté de réanimer Pengo Bossio Wangi
Pengo Bossio Wangi a été tué par Kévin T. «
qui a ouvert le feu à l’arme automatique
sur plusieurs personnes entre Trappes et La Verrière »
. Les journalistes de TF1 ont pu joindre Kadiatou Doukara, l’infirmière qui a tenté, la première, de le réanimer. Elle se trouvait par hasard sur le lieu de l’attaque, vendredi 23 octobre. « Je m’aperçois qu’il fait des réflexes qui montrent que le cœur va s’arrêter. Du coup, je commence à masser à ce moment-là. Pendant au minimum trois minutes, malgré le fait que je sois infirmière en réanimation, ça m’a quand même choqué parce que j’étais en pleine rue, je n’avais pas assez de moyens, je ne pouvais que masser et attendre »,
regrette-t-elle.
Ce samedi après-midi, dans les Yvelines, une partie de sa famille et des centaines d’habitants sont venus lui rendre hommage. Dans la foule présente à Trappes figurait son meilleur ami depuis 17 ans, en pleurs. « C’était une de ces étoiles qui devait briller. Mais maintenant, cette étoile brillera dans le ciel »
, scande au micro un jeune homme.
Tous unis devant le square de Trappes, où la cavale meurtrière du tireur a débuté et où la vie de ce jeune Français d’origine africaine s’est arrêtée. Après le silence, Dalale Belhout, conseillère municipale de la commune, laisse éclater sa rage : « Nous, habitants de Trappes, nous avons peur. Nous avons peur de marcher dans la rue et de nous prendre une balle perdue juste parce que nous sommes trappistes et avons des origines »,
crie-t-elle.
Ce samedi soir, quatre personnes gravement blessées dans l’attaque sont toujours hospitalisées.
V. F | Reportage TF1 : Roxane SYGULA, David SALMON et Nicolas SACHSE