La justice belge a ouvert une enquête après la découverte d’images pédopornographiques dans la cellule de Marc Dutroux. Agé de 69 ans, il est l’un des pires criminels de Belgique et a été condamné à la prison à perpétuité pour les viols de six fillettes et jeunes filles et les meurtres de quatre d’entre elles.
Le procureur du Brabant wallon, la province belge où se situe la prison de Nivelles, a confirmé lundi soir à l’agence de presse Belga une information de l’hebdomadaire flamand Humo, sans plus de précisions. Selon le média, c’est à l’occasion d’une fouille générale de la prison de Nivelles en 2024 qu’ont été découvertes dans sa cellule (où il est à l’isolement) quelque 200 photos pornographiques. Sur environ la moitié de ces clichés figuraient des enfants nus, d’après la même source.
Le criminel s’est défendu auprès de son avocat en expliquant être victime de « harcèlement » de la part d’autres détenus, qui auraient fait en sorte d’introduire les photos dans sa cellule à son insu, toujours selon Humo. Son avocat, Bruno Dayez, a refusé tout commentaire.
Incarcéré depuis 1996 il a été condamné en 2004 par une cour d’assises belge à la prison à vie, après avoir été reconnu coupable d’avoir violé et séquestré six fillettes et jeunes filles qu’il avait auparavant enlevées. Quatre d’entre elles ont été tuées dont Julie et Mélissa que Dutroux a laissé mourir de faim.
Me Dayez, qui a repris en 2016 la défense de Marc Dutroux, souhaitait obtenir sa libération en 2021, au bout de vingt-cinq ans d’incarcération. Mais ses efforts se sont heurtés à un rapport d’expertise très négatif rendu en 2020. Ce rapport psychiatrique relevait que le criminel devait toujours être considéré comme psychopathe, présentant un risque élevé de récidive.










