- Quinze jeunes, âgés de 17 à 24 ans, poursuivent l’État canadien en justice pour inaction climatique.
- Cinq semaines d’audiences sont prévues dans ce procès « La Rose contre sa Majesté le Roi », qui s’ouvre ce lundi 26 octobre devant une cour fédérale de Vancouver.
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L’État canadien devant la justice. Un procès dans lequel quinze jeunes pointent l’inaction climatique d’Ottawa s’ouvre lundi 26 octobre, devant une cour fédérale de Vancouver. Intitulé « La Rose (du nom d’une plaignante, ndlr) contre sa Majesté le Roi », il doit durer pendant cinq semaines.
Les plaignants, âgés de 17 à 24 ans, chercheront à démontrer que « leurs droits constitutionnels à la vie, à la liberté et à la sécurité »
ont été bafoués par un État qui n’a pas su les protéger de la « menace existentielle »
posée par le changement climatique. Ils espèrent ainsi obliger le gouvernement à renforcer son plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi à respecter ses objectifs – il prévoit 40 à 45% de réduction en 2030 par rapport à 2005 – pour lesquels l’exécutif a déjà indiqué qu’ils ne seront pas atteints.
« Notre avenir et nos droits méritent qu’on se batte pour eux »,
a affirmé Sadie Vipond, l’un des requérants âgé de 19 ans et originaire de Calgary, auprès de l’AFP.
Ces dernières années, les militants environnementaux se tournent de plus en plus vers les tribunaux pour contraindre gouvernements ou entreprises à agir pour le climat. Au Canada, l’examen par un tribunal du respect de la Constitution par l’État fédéral en matière climatique est inédit.
Les autorités considèrent que « le changement climatique est un problème politique »
, mais il s’agit bien « d’une question juridique »
et un tribunal peut légitimement s’en saisir « quand l’action d’un gouvernement cause du tort à ses citoyens »
, affirme l’une des avocates des plaignants, Catherine Boies Parker.
Ce procès intervient dans un contexte où le Premier ministre Mark Carney a aboli plusieurs mesures environnementales prises par son prédécesseur Justin Trudeau, comme la taxe sur le carbone pour les particuliers et le plafond des émissions du secteur pétrolier.