- Avec l’automne, la saison de la cueillette des champignons a commencé.
- Pendant cette période, vous allez peut-être chercher des champignons de Paris, des russules verdoyantes ou des coulemelles.
- Attention à ne pas confondre ces champignons avec l’amanite phalloïde, qui est une espèce hautement toxique.
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Après un été marqué par plusieurs épisodes caniculaires, l’automne approche à grands pas. Les journées se raccourcissent peu à peu et l’humidité est plus présente. Cette période de l’année va évidemment combler les amateurs de cueillette de champignons. Pour rappel, le pic de la saison pour cueillir la grande majorité des champignons intervient pendant les mois de septembre, octobre et novembre. Il convient toutefois de faire preuve de vigilance, car certaines espèces peuvent être synonymes de risques et de très mauvaises surprises.
Pour les cueilleurs débutants, l’enthousiasme peut vite se transformer en cauchemar. En voulant remplir leur panier, les novices commettent parfois des erreurs aux conséquences dramatiques. En effet, la recherche de champignons en automne est complexe pour un œil non averti. De nombreuses espèces comestibles possèdent des « sosies » hautement toxiques et ils ressemblent souvent à s’y méprendre à des variétés que l’on trouve sur les étals des marchés. L’an dernier, « une augmentation nette des cas [a été] observée depuis début septembre et un pic [était] attendu en octobre »,
relevait l’Anses.
Cueillette de champignons : attention à l’amanite phalloïde
Parmi les espèces de champignons les plus recherchées, on peut citer les champignons sauvages de Paris ou encore les russules verdoyantes. En effet, ce sont des champignons très prisés, mais qui peuvent être confondus, au même titre que les coulemelles, avec une autre espèce très dangereuse. Il s’agit de l’amanite phalloïde, le champignon le plus dangereux d’Europe. Selon les chiffres publiés par l’Atlas des champignons (nouvelle fenêtre), l’amanite phalloïde est responsable d’environ 90% des intoxications mortelles par ingestion de champignons sur le Vieux continent. Il possède des toxines (les phallotoxines et amatoxines) qui détruisent le foie et les reins. Elle est responsable d’hépatites parfois mortelles, note l’Anses. (nouvelle fenêtre)
Cueillette de champignons : comment reconnaître l’amanite phalloïde ?
Pour éviter l’intoxication, il faut donc faire preuve de vigilance lors de la cueillette. Il est d’ailleurs possible de l’éviter en connaissant les caractéristiques physiques de l’amanite phalloïde. Tout d’abord, c’est un champignon qui possède un chapeau qui mesure entre cinq et 15 cm de diamètre et qui a une couleur qui varie du vert-olive au jaune verdâtre. Le champignon peut également se reconnaître grâce à son anneau blanc, qui est présent sur le haut du pied, mais également grâce à sa volve. Dans le sol, à la base du pied, celle-ci forme une enveloppe qui ressemble à un sac blanc. Ces éléments sont réellement faciles à identifier et vous permettent de différencier l’amanite phalloïde des autres champignons. Car, oui, le champignon de Paris n’a aucune volve à la base, tandis que la russule verdoyante n’a ni anneau ni volve.
Par ailleurs, ne vous fiez pas toujours aux informations fournies par les applications de reconnaissance de champignons sur smartphones. Les centres antipoison alertent sur la confusion entre espèces à cause des identifications erronées. En cas de doute sur la toxicité d’un champignon, il est toujours recommandé de ne pas le consommer et de « faire contrôler votre récolte par un pharmacien ou une association de mycologie, y compris pour les champignons donnés par un tiers. Au moindre doute sur l’identification d’un des champignons récoltés, ne pas consommer la récolte »,
préconise l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.
Tanguy JAILLANT pour TF1 INFO