Alors que le conflit en Ukraine maintient sous forte pression toute la région de la mer Baltique, l’amirale Ewa Skoog Haslum, 58 ans, cheffe des opérations militaires de la Suède, a accordé un entretien au Monde, mardi 24 mars, en marge du Forum de Paris pour la défense et la stratégie, jusqu’au 26 mars, à l’Ecole militaire. Rare femme à ce niveau de responsabilité opérationnelle en Europe, elle était, jusqu’en novembre 2024, cheffe d’état-major de la marine suédoise.
D’après l’amirale Skoog Haslum, qualifier la mer Baltique de « lac de l’OTAN », comme c’est souvent le cas depuis l’intégration de la Finlande et de la Suède dans l’Alliance atlantique, en 2023 et 2024, est trompeur. « Je n’aime pas l’expression “lac de l’OTAN” (…) ; la zone est vraiment contestée », insiste-t-elle. La spectaculaire attaque de drones ukrainiens contre les terminaux pétroliers russes de Primorsk et d’Oust-Louga, le 23 mars, sur les rives du golfe de Finlande, à plus de 1 000 kilomètres de l’Ukraine, en est, à ses yeux, l’une des dernières illustrations.
Il vous reste 83.58% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.






