- En raison de la guerre au Moyen-Orient, les prix des carburants augmentent.
- Des automobilistes se demandent s’ils doivent réduire leurs déplacements.
- L’équipe de « Bonjour ! Avec vous » en débat.
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Auto
Le prix de l’essence monte en flèche en raison du conflit au Moyen-Orient. Eric, un téléspectateur, demande s’il est possible d’économiser en roulant un peu moins vite ou si cela ne fonctionne pas. Sur une autoroute, si on passe de 130 à 110 km/h, « sur un trajet de 500 km, on peut économiser jusqu’à 10, 15, 20 litres d’essence sur un plein selon votre voiture »,
affirme Jean-Pierre Gagick, le présentateur de l’émission « Automoto » dans « Bonjour ! Avec vous ». La vitesse entraîne une résistance à l’air plus importante, ce qui signifie que la voiture doit davantage lutter pour avancer. « Plus la voiture est lourde, plus le moteur va devoir utiliser de l’essence, de l’énergie pour la pousser »,
ajoute-t-il. Il est donc conseillé de ranger sa voiture et de ne transporter que ce dont on a besoin pour ne pas l’alourdir. Est-ce que vous limitez vos déplacements à cause du prix de l’essence ? Les téléspectateurs de « Bonjour ! Avec vous » ont répondu oui à 75%.
Une aide est-elle prévue pour les automobilistes ?
Un autre téléspectateur demande si l’option start & go, qui coupe le moteur au feu rouge, permet vraiment d’économiser ? « En ville, effectivement, le fait que le moteur s’arrête quelques secondes, c’est toujours ça de gagné. Et ça évite qu’il fonctionne »
, explique Jean-Pierre Gagick. Dans ce contexte d’inflation, le gouvernement va-t-il aider les rouleurs ? « On sait déjà qu’il n’y aura pas de chèque global pour tout le monde. Le Premier ministre a évoqué des aides pour les agriculteurs, les pêcheurs, les professionnels de santé libéraux »,
indique Bénédicte Le Chatelier.
Le fait de rouler en sous-régime ou en sur-régime a-t-il un impact sur la consommation ? Oui, car si l’on conduit en sous-régime, il va falloir accélérer très fort pour dépasser ou lancer la voiture. « Plus on roule de manière régulière et égale, moins on consomme »
, détaille le présentateur d’Automoto. Le bioéthanol peut-il être une alternative intéressante ? « On ne peut pas mettre de bioéthanol si on n’a pas de boîtier. Le boîtier, vous pouvez l’acheter uniquement chez les professionnels. Attention aux fausses promesses qu’on peut trouver dans les magasins »
, alerte Cécile de Ménibus.
Le covoiturage a le vent en poupe
Philippe, un téléspectateur, demande s’il est possible de faire des mélanges dans son moteur, en mettant de l’huile de friture par exemple ? « C’est hyper dangereux »
, alerte Jean-Pierre Gagick. L’huile n’a pas la même consistance que l’essence et cela peut abîmer le moteur. De plus, elle ne développe pas la même énergie pour être brûlée. Cela va encrasser le moteur. Enfin, depuis le début de la crise au Moyen-Orient, Marie-Claire, une téléspectatrice, dit s’être inscrite sur un site de covoiturage pour partager le plein. « L’application Karos, qui est le leader du covoiturage au quotidien, observe un pic des inscriptions, plus 30% au mois de mars »,
indique Julie Tomeï. De son côté, BlaBlaCar constate que le nombre d’inscriptions double chaque jour depuis le début du mois de mars. « Je rappelle que ce sont les collectivités et les entreprises qui subventionnent ces trajets covoiturés entre 1,50 euro et 3 euros par passager et par trajet pour le conducteur »
, conclut la journaliste.








