La dernière apparition parisienne de Paul McCarthy, en octobre 2014, tenait de la fable tragi-comique : sous les dorures de l’hôtel de la Monnaie, quai de Conti, à Paris, l’artiste californien avait installé une usine de chocolat, crachant à la chaîne des Pères Noël en cacao grand cru, affublés d’un plug anal. De quoi armer les contempteurs de l’art actuel, qui n’y voient qu’une vaste blague de mauvais goût. Mais c’est une autre œuvre en forme de sextoy, nommée Tree, dressée place Vendôme, qui avait alors fait polémique. Alors qu’il s’affairait à installer ce plug de 24 mètres de haut, Paul McCarthy est agressé par un passant. Le lendemain, dans la nuit, la sculpture est vandalisée par des inconnus. L’artiste renonce à la réinstaller.
L’octogénaire, dont les grands dessins saturés tapissent aujourd’hui les locaux parisiens de la galerie Hauser & Wirth, s’étonne encore de cette mésaventure. « J’ai été pris au dépourvu. C’était une sorte de plaisanterie duchampienne, rappelle-t-il, barbe de hippie et sourire presque timide. La pièce a été montrée quelque temps plus tard à Los Angeles et les gens pique-niquaient en dessous. »
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