- Quelque 3,9 tonnes de cocaïne ont été saisies cette semaine dans le port de Dunkerque, pour un montant de 225 millions d’euros.
- Une saisie importante qui confirme de nouveau l’attrait des narcotrafiquants pour les ports secondaires.
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Une prise importante, qui confirme l’attrait des trafiquants pour les ports secondaires. Près de 3,9 tonnes de cocaïne, estimées à près de 225 millions d’euros, ont été saisies au port de Dunkerque cette semaine. La découverte a été faite lundi mais n’a été révélée que ce jeudi 10 septembre par Vanessa Perrée, à la tête du parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).
La drogue, 167 ballots de cocaïne dissimulés « dans des déchets de plastique »
, a été dénichée par les services des douanes de la Brigade de surveillance extérieure (BSE) du port de Dunkerque. Le conteneur, en provenance du Ghana, était « initialement à destination notamment du port d’Anvers »
, poursuit la magistrate dans un communiqué.
L’enquête confiée à l’office anti-stupéfiants
Depuis, la « totalité »
de la drogue a « déjà été détruite »
, ajoute-t-elle. Son parquet s’est immédiatement « saisi de cette procédure en ouvrant une enquête de flagrance »
. Les investigations portent notamment sur des faits « d’acquisition, détention, transport, offre ou cession de stupéfiants, importation de stupéfiants en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes »
.
Des délits punis de dix ans d’emprisonnement, précise le Pnaco. L’enquête est désormais confiée à l’Office anti-stupéfiants (Ofast) « afin d’identifier les acteurs de ce réseau criminel déjà ciblé par la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) ayant organisé cette importation de cocaïne significative »
.
Le Havre, toujours principale porte d’entrée
Ces investigations s’inscrivent dans la volonté de ce parquet créé en janvier dernier (nouvelle fenêtre), « de porter une attention toute particulière aux importations illégales massives de stupéfiants via les voies maritimes »
, expose ce parquet. Il faut dire que le transport maritime est le vecteur majeur d’acheminement de la cocaïne en France et Le Havre la principale porte d’entrée, d’après le bilan 2025 de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).
En 2025, la Douane française a saisi 108,81 tonnes de stupéfiants sur l’ensemble du territoire national, tous produits confondus, pour une valeur estimée à près de 2,2 milliards d’euros, rappelle le Pnaco. La même année, selon l’Ofast, plus de 84 tonnes de cocaïne ont été saisies en France par l’ensemble des services d’investigations.
Et les narcotrafiquants redoublent d’ingéniosité pour échapper aux contrôles. Alors, pour contourner les terminaux géants de conteneurs maritimes comme Le Havre, davantage surveillés, ils ciblent désormais les ports secondaires hexagonaux. « Dunkerque, Rouen, Montoir-de-Bretagne »
sont des ports « parmi les plus exposés »
, assurait ainsi en 2024 une commission d’enquête sénatoriale sur le narcotrafic.