- Les manifestants vont à nouveau défiler samedi 7 novembre pour « l’acte IV » du mouvement contre la vie chère.
- Mais Laure Brunet-Ruinart, déléguée générale de la Confédération des commerçants de France, remet en cause l’idée de manifester le samedi.
- « Même s’il n’y a pas de fermeture, les consommateurs ne viennent pas », explique-t-elle.
Les vitrines de certains commerces ont laissé place à de grandes plaques de bois. Depuis le 17 octobre, les commerçants des grands centres-villes se méfient des samedis de mobilisation, alors que le mouvement contre la vie chère se poursuit ce 7 novembre. Laure Brunet-Ruinard, déléguée générale de la Confédération des commerçants de France, va jusqu’à remettre en cause le droit de manifester le samedi, journée stratégique pour le secteur : « Les maintenir le samedi, c’est dramatique. »
« En termes de trésorerie et de chiffre d’affaires, on est entre moins 60 et moins 90% par rapport à un samedi classique »
, avance -t-elle. Si des commerces ont été directement touchés par des pillages, les autres ne sont pas épargnés : « Avec la succession des manifestations, on s’attend à une hausse très importante des défaillances en 2027 »
.
Un manque à gagner criant, selon Laure Brunet-Ruinardt. « Le taux de vacance commerciale va exploser en 2027 parce que des commerçants ne vont pas pouvoir continuer à payer leurs charges »
, poursuit l’intéressée. « Le samedi, c’est la journée la plus importante et ils n’arrivent pas à travailler. Les consommateurs sont échaudés et ne viennent pas. »
L’État a exceptionnellement autorisé l’ouverture dominicale de magasins parisiens de 11 arrondissements. Une journée qui doit être payée double.
Plus d’explications dans la vidéo en tête de cet article.