- La préfecture de police de Paris a interdit, mercredi 4 novembre, le parcours voulu par les lycéens et étudiants en marge de la mobilisation du jeudi 5 novembre.
- Ces derniers voulaient défiler de la place de la Bastille jusqu’à la place de la Concorde.
- Ceux qui souhaitent manifester devront aller de la place de la République à Nation.
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Lycées, facs, gilets jaunes… Une France entre colère sociale et violences urbaines
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Un parcours une nouvelle fois retoqué. Ce mercredi 4 novembre, moins de 24 heures avant le rassemblement parisien du 5 novembre, la préfecture de police de Paris a interdit le parcours proposé par l’intersyndicale et les organisations lycéennes et étudiantes allant de la place de la Bastille jusqu’à la place de la Concorde, non loin de l’Assemblée nationale et du palais de l’Élysée.
« Après échanges avec les déclarants, considérant les risques de troubles à l’ordre public sur ce parcours mais prenant en compte les décisions de la justice administrative, conformément aux instructions du ministre de l’Intérieur, le préfet de police a pris un arrêté d’interdiction partielle imposant un itinéraire de la place de la République à la place de la Nation par le boulevard Voltaire »
, a-t-elle fait savoir, appelant « les personnes souhaitant prendre part à la manifestation à rejoindre l’unique parcours validé et sécurisé. »
Très nombreuses interpellations en marge des manifestations
Dans son arrêté, le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a justifié cette interdiction, considérant notamment que « cette manifestation intervient dans un contexte social extrêmement tendu marqué notamment par les émeutes urbaines survenues dans la capitale, lors de
la journée de mobilisation du samedi 17 octobre 2026,
poursuivies le lendemain dimanche 18 octobre 2026. »
Le haut fonctionnaire a estimé « qu’en plus d’une conjonction observée des mouvements revendicatifs et contestataires, s’est ajoutée l’infiltration d’éléments violents et déterminés qui soit soutiennent ces mouvements par l’usage assumé de la violence, soit profitent des désordres générés pour casser, dégrader, incendier, saccager et piller ».
Il a souligné le fait que ces pillages ont concerné « des commerces, des sièges d’institutions publiques et même, dans quelques cas, des domiciles privés ».
Le préfet a rappelé notamment que pour la seule journée de mobilisation du 17 octobre, 855 personnes avaient été interpellées à Paris et plus d’une trentaine de magasins ont été saccagés ou pillés.
Mardi 3 novembre, le ministre de la Justice a annoncé que depuis le 17 octobre en France, 4.914 personnes avaient été placées en garde à vue et 329 incarcérées. Il a précisé que 70 % d’entre elles étaient majeures et 95% d’entre elles des hommes.
« Ce qui nous surprend, c’est que la préfecture de police argumente son refus de notre parcours Bastille-Concorde sur le contexte sécuritaire et nous impose un parcours alternatif qu’elle nous a refusé il y a quinze jours pour des raisons de sécurité »
, s’est étonné auprès de l’AFP Vincent Gautheron, secrétaire général de l’union régionale CGT Île-de-France.
Dans un télégramme, que TF1info a pu consulter, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a demandé aux préfets et responsables de sécurité de prévoir des « dispositifs robustes »
pour cette journée qu’il a qualifiée de « sensible ».
Il a préconisé la mise en place de « dispositifs opérationnels robustes, agiles et réactifs »,
dotés d’effectifs de police et de gendarmerie renforcés.