- L’incendie qui s’est déclaré mercredi dans le nord-est de l’Espagne a déjà réduit en fumée plus de 12.000 hectares.
- Le risque de propagation est très élevé en raison du vent.
- Plusieurs villages ont dû être évacués.
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Le 20H
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Éteindre les flammes, par tous les moyens. La lutte des pompiers espagnols semble dérisoire face à un violent incendie qui s’est déclaré au nord de Madrid. À 2h30 de là, près de Saragosse, en Aragon, un autre feu, énorme, a déjà réduit en fumée plus de 12.000 hectares, soit l’équivalent d’une ville comme Paris. « Ils disent qu’il y a des hélicoptères partout, mais où est-ce qu’ils sont ? Il n’y en a pas un seul »,
lance un habitant, paniqué, dans le reportage ci-dessus.
On a tous été prévenus par une alarme, des alertes sonores très puissantes.
On a tous été prévenus par une alarme, des alertes sonores très puissantes.
Une habitante
L’incendie, qui n’a pas fait de victimes, s’est déclaré mercredi dans la localité d’Orès, une zone peu peuplée de l’Aragon où cinq villages ont été évacués : malgré l’intense mobilisation des pompiers dans la nuit de jeudi à vendredi, « le feu est resté très actif »
, a précisé le gouvernement régional dans un communiqué.
Plongés dans la fumée, plus de 1.000 habitants ont dû quitter leurs maisons. « On a tous été prévenus par une alarme, des alertes sonores très puissantes. On nous a demandé d’évacuer. Honnêtement, j’ai eu très peur et j’espère que tout va se régler rapidement »,
avance une mère de famille.
« Le risque de propagation reste très élevé »
à cause du changement de direction du vent, et la priorité est de « continuer à garantir la protection de tous les hameaux habités »
, a déclaré aux médias Roberto Bermúdez de Castro, en charge des questions de sécurité au sein du gouvernement régional de l’Aragon.
Plus de 450 pompiers, appuyés par quelque 300 renforts de l’armée et une trentaine de moyens aériens, continuaient de lutter contre les flammes ce vendredi matin pour protéger les 5 villages autour de l’incendie. « Quand on croit avoir maîtrisé une situation, d’un coup le vent arrive et ça réduit nos efforts à néant »,
explique Pedro Alcala, un sapeur-pompier.
L’incendie est toujours hors de contrôle. Plus de 30 aéronefs restent déployés.









