- La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, assure sur LCI que cela fait quatorze ans qu’il n’y a pas eu de coup de pouce au salaire minimum.
- En effet, la dernière revalorisation volontaire a été faite par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault en 2012.
Suivez la couverture complète
L’info passée au crible des Vérificateurs
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Les syndicats sont aujourd’hui suspendus à la décision du gouvernement d’augmenter ou non le montant du salaire minimum, en réponse à la colère sociale qui se fait entendre. À ce propos, le ministre du Travail, Philippe Tabarot, s’est dit favorable, ce vendredi 6 novembre sur TF1, à une hausse du Smic opérée avant le 1ᵉʳ décembre et qui franchirait « la barre »
des 1.500 euros net par mois. Un montant actuellement évalué à 1.477,93 euros.
La veille sur LCI, juste avant de rejoindre la manifestation parisienne, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, s’est réjouie de ces signes d’ouverture. « Je me félicite qu’enfin le gouvernement parle de coup de pouce au Smic. Ça fait 14 ans qu’il n’y a pas eu d’augmentation du Smic et de coup de pouce au Smic »,
a assuré la leader syndicale, disant ne pas être « là pour une opération pièces jaunes »
mais pour une réelle hausse du salaire minimum interprofessionnel de croissance. Nous avons cherché à quand remontait la dernière augmentation du Smic décidée par un gouvernement.
Hausses automatiques et coup de pouce
D’abord, il existe trois manières d’augmenter le montant du salaire minimum. Deux de ces hausses sont automatiques, détaille (nouvelle fenêtre) le ministère du Travail : la revalorisation annuelle au 1ᵉʳ janvier, comme le prévoit la loi, et l’indexation en cours d’année, déclenchée lorsque l’indice des prix à la consommation des 20% des ménages les plus modestes augmente de 2%. La première s’acte par décret pris en Conseil des ministres et la seconde se fixe par arrêté. Le montant du Smic augmente donc chaque année, mais n’est pas le fruit d’une volonté politique.
C’est le cas de la troisième option, qui s’apparente à la seule véritable revalorisation. « À tout moment, le gouvernement peut procéder à l’augmentation du Smic »
par un coup de pouce, abonde (nouvelle fenêtre)le site du service public. La dernière fois qu’une telle mesure a été décidée remonte à quatorze ans, lorsque le gouvernement de Jean-Marc Ayrault avait acté une hausse de 0,6% du salaire minimum en juillet 2012, au lendemain de l’élection de François Hollande. Dans un rapport (nouvelle fenêtre)sur le Smic en 2023 conduit par la Dares, le ministère du Travail souligne à plusieurs reprises cette « absence de coups de pouce depuis 2012 ».
Depuis, le Smic n’a bénéficié d’aucun coup de pouce, Emmanuel Macron s’y étant refusé (nouvelle fenêtre)à plusieurs reprises au long de ses quinquennats. Avant celui de 2012, on peut noter deux coups de pouce successifs décidés sous la présidence de Jacques Chirac, en 2005 et 2006. À ce jour, d’après la Dares, (nouvelle fenêtre) 11,8% des salariés français sont concernés par une augmentation du salaire minimum, soit « 2,1 millions de salariés du secteur privé non agricole
(qui) bénéficient directement de cette revalorisation ».
Vous souhaitez nous poser des questions ou nous soumettre une information qui ne vous paraît pas fiable ? N’hésitez pas à nous écrire à l’adresse
[email protected]
. Retrouvez-nous également sur X : notre équipe y est présente derrière le compte
@verif_TF1LCI
(nouvelle fenêtre).