La garde à vue du rappeur et chanteur Gims, interrogé depuis mercredi par la police dans le cadre d’une affaire de blanchiment présumé, a été prolongée jeudi 26 mars, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès du Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), créé en début d’année pour regrouper à Paris les dossiers de criminalité organisée les plus complexe.
L’artiste congolais de 39 ans avait été interpellé mercredi par les douanes, à la sortie de l’avion, à son arrivée à l’aéroport de Roissy - Charles-de-Gaulle. Gims – Gandhi Djuna, de son vrai nom – est depuis entendu dans le cadre d’une commission rogatoire de juges d’instruction, qui enquêtent sur un réseau présumé de blanchiment en bande organisée.
Selon Africa Intelligence, qui a révélé cette garde à vue, ce réseau de blanchiment international pourrait impliquer « une myriade de sociétés spécialement constituées dans différents pays pour se jouer de la TVA et autres taxes françaises, faciliter l’émission de fausses factures, blanchir des fonds provenant d’activités illégales et en dissimuler l’origine ».
« Sunset Village Private Residences »
« Cinq ex-trafiquants de drogue franciliens reconvertis dans la criminalité financière » auraient déjà été « mis en cause » dans ce dossier, ajoute le site. Ce média spécialisé affirme que les enquêteurs s’intéressent notamment à un vaste projet immobilier de luxe promu par Gims à Marrakech (Maroc), l’une des villes où il réside.
Baptisé « Sunset Village Private Residences », ce projet en cours de 118 villas de grand luxe, avec terrains de sport, spa, sauna et hammam, autour d’un lagon de 3 000 m2, avait été lancé en grande pompe en 2025 en présence du roi de la chanson francophone.
Contacté par l’AFP, l’avocat du plus gros vendeur de disques de l’année 2025 en France, Me David-Olivier Kaminski, n’a pas souhaité réagir.










